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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 21:30

Au départ du refuge du Petit Montcenis             

Sur les traces d’Annibal !

                                     

                           Le col du Petit Montcenis, celui du Clapier son voisin, restent des légendes sans fin concernant les itinéraires que cet intrépide conquérant aurait emprunté…..A ce sujet, je note qu’il reste de nombreux points à éclaircir !

 

  Au-refuge-du-petit-Moncenis.-Trait-d-histoire-a-propos-d-A.jpg

 

 Au refuge du Petit Montcenis....... Clin d'oeil     

 

           D’abondantes autres traces ou hypothèses de ses possibles passages pour franchir les Alpes se retrouvent dans des traités que d’autres historiens prennent pour des foutaises.

       Ses marques retrouvées en Italie, son armée et ses éléphants sont quant à eux des faits avérés.

          Qui un jour arrivera à percer ce qui représente encore de nos jours un vrai mystère ?.

                                 ___________________

 

              Vanoise.-004.jpg

 

  Le lac du Montcenis et la chapelle

 

                         Le lac du Montcenis, dont nous empruntons une partie de son contour est bas en eau. Ses berges déchaussées nous privent de son spectacle habituel, celui dont j’avais l’image les années passées.

            Il est maigre le lac, il fait malade !…Je suis déçu.

 

 Il est maigre le lac....

 

            Heureusement, passé le refuge il ne se voit plus. La montagne, qui elle n’a pas changée, m’entraine à nouveau vers des rappels. Ceux que je suis venus chercher, ceux qui ravivent la flamme de souvenirs heureux. Combien de fois suis-je venu dans ce coin ?

           Beaucoup, sans doute une dizaine si je compte mes ‘’hivernales’’ faites dans le cadre de mes accompagnements à ski. Elles sont liées à cette piste de la station de Val-Cenis qui descend jusqu’aux abords du lac. Là, durant des années j’y ai conduit le groupe des ‘’grands’’ des écoles Cassini de Morières avec Gilbert, Robert et bien d’autres moniteurs. Cela remonte à..……,mais les représentations que j’en garde n’ont rien perdu de leur fraicheur.

             Le sentier que nous nous choisissons est tracé pour nous conduire vers le lac Perrin.

 

               carte perrin

 

 

          perrin01

                                 Le lac Perrin ( photo internet )   

 

            Nous sommes sur des terrains qui ont vu s’affronter les armées françaises et italiennes lors de la seconde guerre mondiale. Des restes d’éclats d’obus révèlent de l’âpreté des combats. Par endroits, tels des fantômes du passé, de grands croisillons métalliques se dressent encore en remparts contre d’hypothétiques envahisseurs. Ils sont les restes d’anciennes lignes de défense soutenant des fils de fer barbelés. Ils sont les ombres de notre histoire, les spectres d’une évocation que je me cache à voir.

             Le temps que ma volonté ne les chasse, cette vision me ramène à cette damnée guerre d’Algérie. Il y a chez moi des regards dont le renvoi remet en route un processus qui a la peau dure.

             Je mets, là, fin à cette parenthèse. Je suis sur ce terrain pour randonner et non pour parler de mon histoire. Pardon.

         La neige qui fond sur le sentier pierreux rend la marche difficile. Il faut assurer chaque pas. Parmi les membres du groupe, les récalcitrants aux bâtons de marche se rendent aujourd’hui à l’évidence de leur utilité.

            La descente vers les ruines de quelques maisons et chalets d’alpages est un véritable casse-tête pour les personnes sensibles au vertige. Il faut dire qu’elle est limite ‘’escalade’’ et plus précisément désescalade pour ce qui nous concerne.    

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

 Passage-en-dessous-du-lac-Perrin.JPG

 

             Plus loin il y a le lac de Savines, le col du Clapier. Notre ambition se limitera à vouloir remonter en direction du Petit Montcenis. Le pique-nique est prévu sur ce trajet qui offre un panorama d’un transport visuel sans limite. C’est beau ce que propose la montagne en ce début d’été. C’est enivrant.

 

 

 Le pique nique avant le col du petit Moncenis

 

               La-valee-d-Ambin.jpg

 

 De l'aire du pique-nique: La vallée d'Ambin

 

           Des cailloux de toutes les couleurs scintillent sur le sable que l’eau des ruisseaux fait danser. Mille espèces de fleurs décorent des recoins étonnants. Lovés dans le rocher apparaissent ci et là, pour qui sait les trouver, des gentianes printanières, la pensée du Montcenis, des mignonettes d’œillets.

 

 Gentiane printanières

 

 

                                                              La gentiane printanière

 

                                                                                                                                                         fleurs des montagnes 339

 

 Pensées du Montcenis

 

         La fleur, dans ce milieu hostile se cache des vents violents qui descendent de La Lombardie. Elle se veut également discrète pour échapper aux regards envieux des ramasseurs de bouquets, dont le sort est de venir mourir dans leur sac à dos ou lâchement jetés au sol par lassitude ou encore par un désintéressement subit.

         Le choix de l’aire ‘’casse-croute’’, comme à toutes les sorties, ne se fait pas sans moultes hésitations quant à son emplacement. Il y a toujours quelqu’un qui pense avoir trouvé l’endroit idéal, le mieux abrité et celui offrant la plus belle vue sur les paysages environnants. C’est ainsi, qu’à répétition et par petites vagues l’on voit se lever celles et ceux qui pensaient le choix précédent arrêté comme étant enfin le bon……..

 

 

  Après le casse-croute !!

Aprés le casse-croute!

                                 _________________________

 

             De vieilles bornes montrent l’emplacement de la frontière avant le conflit. Suite à la victoire des Alliés et des accords entre les deux pays, la ligne territoriale a changé. Nous sommes là, aujourd’hui, sur des terres revenues à nos couleurs.

 

 Col du Petit Moncenis. Borne marquant l'ancienne frontière

 

 Photos perso Vanoise 2013 083

 

 

 Photos perso Vanoise 2013 087

 

         En fonction d’arrangements locaux, les alpages situés sur ces hauteurs restent toutefois en communauté. Les riverains de ces zones sont tous bilingues ce qui facilite la communication. Les fêtes franco-italiennes organisées conjointement autour du lac par les maires de Lanslebourg et de Suse ont largement contribué au rapprochement des populations.

          Il faut rappeler que les ressentiments entre les riverains de ces deux contrées furent durables. L’initiative de ces deux élus qui remonte seulement à deux ou trois décennies a permis de nouvelles approches relationnelles dont………quelques unions devant les bourgmestres de ces deux villages qu’un temps la guerre, puis les rancœurs séparèrent durement.

                                 ____________________________

 

 Au-depart-du-refuge-du-petit-Moncenis.JPG

 

 

          Les différents sentiers pris pour le retour nous promenèrent parmi les fleurs et les chapelles.

 

 Eglise St Jean-Baptiste près du refuge du Petit Moncenis

 

         À ce propos, avec pour seule intention de prendre la photo de l’une d’entre elles, alors que j’en cherchais le bon angle, qu’elle ne fut pas ma surprise d’avoir été, à mon insu et à mon corps défendant, le témoin dérangeant de l’une de ces associations se voulant sans doute conforter l’entente franco-italienne !…….

          Ils étaient là, nus comme des vers plein cadre dans mon Lumix que par réflexe je me surpris à éteindre.

          Que croyez vous que je fis ?:

          J’étais venu pour la chapelle et non dans une démarche de voyeur alors….la photo je lai faite……… Certes, j’ai du changer l’angle de ma prise de vue, mettant ainsi fin et sur le champ à mon involontaire indiscrétion.

          Pour assurer les deux amoureux de mon départ, c’est les pieds trainants que je quittais les lieux. Embarrassé, mais non coupable, je me surpris alors à devoir étouffer un fou-rire.

      

 Aven près du refuge du Petit Moncenis

Sur le sentier du retour: Aven près du refuge du Petit Montcenis

 

 

  Note: Si quelquefois j'utilise des photos empruntées sur le net.....c'est que j'ai raté les miennes.....

                                          Je remercie leurs auteurs pour l'aide qu'ils m'apportent.

 

                                           Récit à venir: Le refuge de La Dent Parrachée

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 19:23

Vanoise...suite:

 

Sur le sentier des Oratoires: 

 

 

              Oratoire dédiée à Ste Marie-Madeleine.

 

Au départ des Vincendières

 

En direction du refuge d’Avérole

                                        

           Le temps se veut estival. Enfin, et malgré quelques brumes matinales, aujourd'hui le soleil a le bon œil.

         La sélection de notre randonnée quotidienne est soumise aux conditions climatiques du moment, mais également à celui de la forme de la troupe. Pour ce mardi 25 juin, j’annonce qu’elle ne sera pas difficile et pourtant certains… (es ) hésitent à vouloir chausser.

           Je sais les paysages d’Avérole beaux à voir…… mais ils demandent quelques efforts à fournir pour en mériter la découverte. Ce circuit, je le connais bien. J’en ai fait le trajet par tous les sentiers possibles.

         Il peut se faire presque à plat, si l’on se contente de suivre la route sur la moitié de sa distance, mais je n’en vois pas l’intérêt. Mon choix s’oriente donc pour une boucle de difficultés moyennes que je vais devoir justifier auprès de mes camarades.

          Il va me falloir les convaincre. Il est venu le moment d’en flatter l’intérêt au risque de perdre une partie de l’effectif.

         Sachant, comme le font les camelots de foire, faire l’article pour vanter la marchandise, je m’applique à discourir. Je m’emploie à décrire des esquisses de panoramas de nature à séduire mon auditoire. Au fil des arguments que j’avance, les hésitations se marquent de moins en moins pour céder tour à tour aux :

         <<C’est bon, on y va. On verra bien.>>

         Oui, parfois, pour convaincre, je me dois d’allonger la liste des curiosités, utilisant pour cela des évocations au style racoleur………et ça marche.

        Si la conduite d’un groupe exige de son meneur une bonne connaissance du terrain sur lequel il va guider sa section, il faut qu’il sache aussi en faire la  bonne description de son intérêt. La fatigue, le manque de motivation peuvent être ainsi ramenées à une autre raison que celle de la démission.

____________________

      

 

 Eglise du hameau des Vincendières.

La chapelle des Vincendières vouée à Ste Marie-Madeleine

 

 

          Au départ de Lanslebourg, en direction de Bonneval sur Arc, nous prenons à droite, à l’angle de la Bessanaise vers le village des Vincendières. Quelques fermes et maisons en peuplent une vallée étroite. Un parking est aménagé en bordure du torrent d’Avérole. À l'exception des propriétaires d'un chalet d'alpage et aux habitants de quelques hameaux, les véhicules à moteur doivent s'y garrer.

          Deux options s’offrent alors à nous pour rejoindre le refuge : La rive droite ou la rive gauche du torrent.

          Monter par la gauche du cours d’eau me ramènera à des années en arrière, où avec Bernard, Gilbert et Christian du C.I.S,* nous l’avions emprunté pour une halte au refuge avant l’ascension du glacier de l’Albaron.                                                

       Ce matin, nous sommes tôt à pied d’œuvre. Raison de plus pour arrêter ce choix. En effet, par sécurité, il vaut mieux prendre la précaution de passer sous le sérac du glacier du Charbonnel avant dix heures, la chaleur risquant d’en faire se détacher des blocs de glace et de rochers. Cet itinéraire n’est pas conseillé pour un retour l’après midi, cela se comprend pour les raisons qui viennent d’être précisées

 

 Le sérac du glacier du Charbonnel.

 

 Le sérac du Charbonnel : 25 juin 2013 

 

 

         Surprise. Après quelques centaines de mètres parcourus en direction du pont qui permet de franchir le cours d’eau, la construction se trouve dépourvue de son tablier. Il s’agit d’un équipement mobile dont on retire les éléments en fin de saison. Evitant ainsi que les crues de printemps ne l’emporte comme cela était le cas auparavant. Il est généralement remis pour la montée en estive des troupeaux qui cette année, n’a pas encore eu lieu à cause de l’enneigement tardif des pâturages. Franchir le cours d’eau en équilibre sur les poutres métalliques de la passerelle n’est pas du goût de tous, d’où la décision de faire marche arrière.

    

               Le pont sans son tablier...

 

 Le pont sans son tablier......

 

 Concilliabule sur la marche arrière......

Concilliabule sur la marche arrière.......

 

           Après avoir rebroussé chemin pour prendre rive droite, quelques longueurs sur le goudron et le sentier se présentent alors à nous. Elles suscitent déjà des regrets de la part des incertains du matin. De ce côté, emprunté par défaut, le profil n'est pas franchement plat, mais rien ne presse et les retardataires bénéficient des rassemblements fréquents que provoquent les ‘’reporters photos’’.

 

 

 globulaire à feuilles en coeur

 

Globulaire à feuilles en coeur

                                                                         

 

          Il s’agit là de l'un des itinéraires conduisant à des alpages. Les fleurs y sont nombreuses et très diverses. Il est jalonné d’oratoires voués aux cultes des Saints, dont l'histoire ou la légende, en ont fait les bienfaiteurs de la vallée.

        En montagne et particulièrement dans les régions où la vie était autrefois très difficile, la religion se vivait comme ultime recours face aux malédictions de tous ordres. Ces monuments, construits sur des lieux parfois surprenants, témoignent des craintes qui hantaient les habitants de ces contrées. Ils venaient honorer, dans ces sanctuaires, toute une litanie de Bienheureux, implorant leur protection en direction de leur famille, leurs récoltes et leurs troupeaux. À réaliser leurs projets et concrétiser leurs intentions. Ils signalent également des faits que l’analyse rationnelle n’a pu expliquer. Ils sont là au nom d’une famille, en remerciements d’une imploration pour un souhait, pour un vœux qui s’est réalisé à leur bénéfice.

 

N.D-de-l-Arcelette.jpg

 

         La file s’étale. Chacun avance à son rythme, à son pas. De plus, qui rajoute une peau ou en enlève une, en fonction de sa sensibilité aux variations de la température. Elle change nettement selon que l’on se trouve tout près ou éloigné du torrent ou de l'altitude vers laquelle monte le sentier.

        Je ne vais pas m’étaler sur les pauses pipi de ces dames, lesquelles cela se comprend, éprouvent ce besoin en ordre dispersé, rajoutant des arrêts aux arrêts  !.

        À ce propos, combien de fois me suis-je entendu dire :

        --- C’est sur, pour vous les hommes c’est plus facile. 

   À cela s’ajoute généralement des propos dont je vous fais grâce !

 

       Comme pour les randonnées précédentes, l’eau dégouline de toute part. La montagne chante de ses cascades. Des embruns s’en échappent par vagues, faisant croire à des voiles de mariées. Ca bouge, ça flotte au gré des courants thermiques qui montent de la vallée.

 

 

 Aux alentours du refuge d'Avérole.

 

         Aucune photo ne peut en restituer fidélement la délicatesse. L’œil, seul, peut saisir l’instant du phénomène s’exerçant entre la lumière et les myriades de gouttelettes que les courants d’air promènent dans une étrange chorégraphie. L’attraction d’un tel spectacle reste saisissant. S’il se répète sans cesse, il apparaît dans des configurations qui elles, évoluent au gré des vents.

 

 

 Eglise du hameau d'Avérole.

 

 La chapelle St Pierre d'Avérole 

   

                                                

        Les maisons du village d’Avérole s’aperçoivent. Une magnifique chapelle qui vient d’être restaurée en honore sa sortie. Elle semble avoir été construite là pour permettre aux voyageurs des temps anciens, de pouvoir recommander leur Ame à Dieu avant de s’engager pour une aventure qui était souvent périlleuse. Elle marque le dernier signe d’humanité avant l’entrée dans la grande montagne, où le passage d’une vallée à l’autre demandait aux marchands ambulants de gravir des cols avoisinants les trois milles mètres d'altitude.

          Nous quittons un grand chemin, un nouvel oratoire marque notre changement de direction. Il est posé sur un promontoire, avant-garde du verrou glacière que nous allons devoir écheler. Il monte raide le bougre. Taillé par endroit dans le rocher, le sentier serpente de droite à gauche sur une partie de la butte, randant ainsi sa pente plus facilement accessible.

 

 Oratoire sur le sentier en direction du refuge d'Avérole.

 À la mémoire des ..............

 

 

              Du torrent, dont on distingue le lit, dégringole des masses d'eau qui jouent à saute-moutons sur les rochers.  Sur son trajet, taillé à même ses berges, apparait par endroit un tunnel dans lequel s'engouffre une partie de son débit. Son eau  ainsi ponctionnée, est acheminée sous la montagne jusqu'à Modane pour alimenter les turbines d'une centrale hydro-électrique.

 

 

 Avérole. Prise d'eau sur le torrent.

 

 Avérole.Prise d'eau pour alimenter la centrale hydrolique

 

      Au bout de l’effort apparaît enfin le refuge. Les sacs à dos s’ouvrent sur un pique-nique, que chacun a eu le loisir de se concocter dans une annexe des cuisines du C.I.S*. Qu’il est doux ce moment de pose. Il est également riche en anecdotes. C'est alors que la terrasse du lieu, entre la poire et le dessert, s'improvise en scéne de théatre champêtre. 

 

 Refuge d'Avérole.

Le refuge d'Avérole

  

        Les estomacs sont à présent rassasiés. Les muscles endoloris retrouvent leur souplesse. Le moment est venu de rêver à une sieste. Aujourd’hui elle fera partie du programme. Le temps, celui dont nous fait bénéficier le ciel et celui que nous accorde la montre, nous en permettent le luxe.

      Réunions improvisées sur la suite de la journée, les itinéraires du retour devant faire l'objet d'un choix. Si le passage obligé par Le hameau d’Avérole s’impose à nouveau, à partir de ce dernier, la route et deux sentiers permettent de rejoindre Les Vincendières, notre point de départ.

      Le chemin haut sera le notre. Il passe tout près des chalets d’alpages de la Mottuaz d'Amont.

 

En direction du refuge d'Avérole.

 

 

             Là encore, comme un chapelet égrène ses dizaines, tout au long du chemin des sanctuaires construits ou restaurés, indiquent notre progression vers le terme de notre randonnée. Ils sont là, marquant un chemin de Croix devant lesquels, peut être encore de nos jours, des pélerins y font station pour y réciter des prières.

      Aujourd'hui ils recoivent les bouquets des randonneurs. Les enfants, pour lesquels la mission représente un challenge, ils les conduisent à devoir avancer pour  la surprise d'en espérer les suivants.

 

 N.D de l'Arcelette

 

N.D de L'Arcelle

 

 

 

*C.I.S: Centre international de séjour .

 

À suivre pour une prochaine randonnée......

 

    

 

 

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 21:40

                                                        Et une de plus……

 

            L'équipe en photo souvenir

 

                   Une semaine en Vanoise. Une de plus à ajouter à celles effectuées depuis 1984 dans cette région.

            Mon bonheur, cette année encore, se voit décuplé par le plaisir que j’éprouve à faire visiter ‘’ mon coin de Vanoise’’ à un groupe d’amis randonneurs. J’y suis à l’aise depuis que j’en arpente ses chemins. Cela remonte à près de trente ans où en famille nous partions accompagné d’un guide sur les sentiers du Montcenis, des Evettes, du lac d’Ambin visiter tout ce que la région avait à nous faire découvrir. J’en ai retenu les leçons que m’a appris la montagne et mémorisé les sentiers qui en parcourent ses flancs et ses vallées.

            Je suis cette semaine, pour l’occasion, le maillon qui veut contribuer à faire naître chez les Galéjaïres de Barbentane la passion que je garde pour les paysages perchés et particulièrement pour ceux de cet exceptionnel terroir.  

 

                         Une partie de Lanslebourg et la Dent Parrachée fin juin 2013.

  

                La Dent Parachée prise du C.I.S de lanslebourg

 

                       ___________________________________________________

 

 

            Je suis un séjournant chronique du parc. J’en contrôle les effets de manque en y retournant régulièrement. Je viens m'en recharger de ses images qui au fil des ans deviennent moins précises à mes souvenirs. C’est ainsi, bien que cet hiver et ce printemps les aient fourni d’un épais manteau blanc, je peux attester du recul des glaciers qui garnissent le cirque des Evettes, celui de la Dent Parrachée et de nombreux autres encore qui de près ou de loin bordent la haute vallée de l’Arc.

             Ce qui ne change pas et qu’il m’est toujours agréable à partager, c’est la rencontre avec Christophe, Françoise, Annie, Marie-Christine, Malika et autres personnels du centre international de séjour de Lanslebourg. Village de Haute Maurienne-Vanoise logé au pied du col du Montcenis qui devient pour un temps mon espace de vie.

             Je peux également dire combien il m’est plaisant de revoir mes copains de la station voisine. J’évoque là le souvenir de certains moniteurs de ski que j’escortais dans le cadre des cours qu’ils donnaient aux élèves des écoles primaires de Morières qu’alors j’accompagnais sur les pistes. Je les rencontre aujourd’hui au cours de mes randonnées. Chargés pour la saison d’estive de leur mission de fermier, ils restent ces gens affables qu’il m’est permis depuis longtemps de tutoyer. Dans son chalet d’alpage au col du Petit Montcenis pour Bernard ou sur le sentier conduisant au refuge de La Femma pour jacques et Robert, nos retrouvailles que le hasard pilote restent des moments forts.          

 

                                         ________________________________________

 

                 Sans tenir compte de la chronologie du programme de la semaine, je vais vous conduire pour la journée à La Femma.          

 

           Refuge de la femma

 

 

                 Sa visite est l’une de mes incontournables programmations lorsque je suis à Lanslebourg. Je n'ai jamais séjourné en Vanoise l’été sans passer par le refuge de La Femma.

                 Il est gardé par Claire depuis que la montagne lui a pris son mari guide. Femme courage qui m’a confié combien parfois l’attente est longue avant que la bonne saison lui amène les clients dont elle a besoin pour vivre. Le refuge, dont elle a la gérance, est ouvert à partir du premier mars pour accueillir les trekkeurs à ski et cette saison 2013 fut particulièrement difficile. Les mauvaises conditions climatiques du printemps ont largement contribué à décourager nombre de passionnés de cette activité exigeante en qualités physiques et pointue sur la maîtrise de l’orientation.

          Sa saison se terminera fin septembre où sa clientèle, à partir du mois de juin, devient alors celle des randonneurs pour une halte en famille autour d’un chocolat chaud et d’une tarte aux myrtilles. D’autres y séjournent le temps d’un repos avant de repartir pour un circuit en itinérance vers d’autres abris. En direction de Val d’Isère pour certains ou, à l’opposé, vers le col de la Vanoise pour rejoindre le refuge Félix Faure.           

                                                 _______________________

 

          

 

           Lac de Bellecombe.

 

 Lac de Bellecombe. La Grande Casse ( 3855 m ). Photo du net.

 

 

                  À partir du parking de Bellecombe, gravir un verrou glacière qui retient le lac du même nom. Laisser à main gauche le refuge de Plan du Lac pour prendre un layon taillé à mi flanc de montagne. Ce sentier panoramique est l’exemple d’un tracé réfléchi. A l’aplomb des chapelles de La Lanserlia, dans un cadre de composition rocheuse qui leur sert d’abri, chaque printemps niche un couple de Lagopèdes. J’ai cette année encore eu le privilège de voir s’envoler le mâle dont le caquètement particulier à cette espèce me signifiait son mécontentement pour l’avoir dérangé.

             Plus loin, au niveau d’une grande fondrière* dont l’entonnoir compte plusieurs dizaines de mètres de circonférence et une profondeur impressionnante, en contrebas, se situe le refuge de Plume-Fine.

 

                                                                                   1986 Le refuge de Plume-Fine

 

Le refuge de Plume-Fine.      

 

      

             Plus loin, au niveau d’une grande fondrière* dont l’entonnoir compte plusieurs dizaines de mètres de circonférence et une profondeur impressionnante, en contrebas, se situe le refuge de Plume-Fine.        

 Il fut lors de séjours précédents un lieu de nuitées qui reste parmi mes meilleurs souvenirs en matière d’originalité. Je me dois, toujours dans un cas de figure identique, y ajouter celui de Bramanette qui se trouve sur un autre circuit.

 

            En cette fin de juin 2013 de grands névés dont la langue recouvre encore le sentier nous oblige à inventer un itinéraire de fortune. En forte déclinaison, ils présentent un danger pour qui ne sait pas y imposer sa trace du talon. Quelques glissades, bien que sans conséquence nous ont contraints à devoir les contourner par l’amont.

 

 Vanoise. On le contourne ou on se l'affronte!!

 

 On se le contourne ce névé ou alors on se l'affronte!

 

            Il est beau, mais il est long ce chemin qui conduit à La Femma. Nous traversons à présent un très grand pierrier qui impose un regard précis et constant quant à la pose de nos pieds. Des blocs en bascule sont autant de pièges qui font nous trouver au sol sans avoir eu le temps d’en anticiper les risques de chute.

            Cet univers minéral reste la marque d’un bouleversement gigantesque. Lointaine époque où notre terre s’est façonnée afin d’offrir à nos yeux les scènes d’un spectacle en  continuelle renaissance. Les quatre saisons y sont riches de changement. Chacune d’elle y est habitée par des locataires différents et fleuries par des espèces végétales aux particularités et nuances distinctes.

           Ce milieu a pour caractère de me fasciner, de m’éblouir, de m’interroger. J’imagine son armée de soldats de pierres détentrice du souvenir de la naissance du monde. Tels des sentinelles à l’allure parfois humaines, les rochers qui bordent le chemin ont sans doute vu naitre, puis disparaître les unes après les autres ces espèces d’animaux qui font aujourd’hui la richesse des films de fiction. Ils ont également vu passer les tribus des premiers hommes en quête de cette nourriture animale dont ils suivaient les migrations. Ils ont entendu des propos d’alliance, puis de trahison qui se tramaient au sein des longues files composées d’envahisseurs venus du fin fond de la Rome ancienne et de toute l’Europe. Ils sont les témoins du déroulement de la vie sous toutes ses formes et ce depuis des millénaires. Au delà de ce que j’en pense, je crois que cela ne peut pas être contesté.

          Chez moi, vous l’aurez compris, la montagne met en route un imaginaire que mon conscient s’interdit à réprimer. Marcher pour marcher ne me suffit pas. Il me faut en illustrer l’effort par toutes les images concrètes que mon œil peut saisir.

         J’aime également penser que la montagne a des histoires à me raconter auxquelles viennent se superposer celles dont il me plait à croire.

 

         Le fort enneigement de l’hiver et plus récemment celui des mois de mars et d’avril font éclore sous la chaleur de midi des cascades au dessus des moindres corniches ou ressauts de terrain. Selon l’angle qu’elles présentent au soleil, de mini arcs-en-ciel les illuminent de faisceaux colorés.

         Nous laissons sur la droite le sentier qui rejoint Lanslebourg. Je me souviens avoir fait le circuit avec Christian Lapierre il y a…. .... 

 

           Nous avions pris notre casse-croute aux bords des petits lacs glacières qui sont nichés au pied de Lanserlia. C’est là que je l’ai vu se baigner dans une eau qui ne devait pas atteindre les dix degrés. Soixante et dix ans passés, il avait le pied leste et un esprit de jeune homme dont l’expression m’entrainait vers des voyages surprenants. J’ai encore en mémoire la descente sur le refuge du Cuchet où comme un cabri il progressait par bonds. A quelques encablures du sentier broutait un impressionnant rassemblement de chamois. La montagne, les rencontres m'ont parfois amené à vivre des images surréalistes.

          Bonjour, Adieu, comme il te plait d’entendre Christian. Cette croisée des chemins vient de nous réunir à nouveau par les pensées que je t'adresse. J'apprécie ce temps précieux du souvenir  qui aujourd'hui vient d'en produire le miracle.

 

 Cristian dans le Grand Vallon

 

                                                               L'Ami Chistian

 

            Un abri, des plaques commémoratives, une porte spécialement aménagée pour réguler le flux des troupeaux de génisses marquent l’entrée du long et étroit bout de terre qui conduit à La Femma par le vallon de La Rocheure.

 

 Photos perso Vanoise 2013 et divers 064

 

           Lieu merveilleux que celui du vallon de la Rocheure dans lequel cohabitent marmottes en nombres et vaches de race Tarine et abondance, ces laitières dont le lait produit le fromage de Beaufort.

 

Vanoise. Veaux avec l'anneau du sevrage.

 

 Anneau posé pour sevrer les veaux du lait de leur mère

 

Anneau de sevrage posé au museau des génisses pour les empécher de téter leur mère.

  

               

 

Station de traite ambulante

 

 

       Le Gypaète barbue y a trouvé refuge depuis sa réintroduction dans les années 1970. Les fleurs y poussent à foison et le bruit du torrent accompagne le randonneur d’une musique en cascade.

 

 

Aster des Alpes

 

 Vanoise. Aster.

 

 

Le refuge de La Femma s'aperçoit au fond à gauche du cliché.

 

               Après être passé au pied d’une grande croix en bois, au bout du sentier l’espace s’élargit. Un pacage se dessine pour offrir aux ruminants une luxuriante aire de repos. Sous leur regard curieux, vaches, génisses et veaux sont tellement nombreux que nous devons nous tracer un passage entre leurs cornes et leurs fessiers rebondis. Il est treize heures et rien ne semble pouvoir troubler leur ultime digestion.

 

Le repos des laitières de la Femma.-copie-1

 

      La demi-étape est atteinte, le refuge de La Femma se présente enfin à nos yeux. 

 

 

 Trois des Mousquetaires du groupe des Galéjaïres de Barbe

  Sur le retour: "Les chevaliers servants" d'Aline!

 

* Fondrière.  Plus précisément pour celle dont je cite l'emplacement :

                       Il s'agit là d'un phénomène géologique qui se traduit par un affaissement de terrain suite à la dissolution de certaines roches composant le sous-sol.

 

                                  La suite de nos randonnées.......prochainement.....

 

                                       ________________________________

 

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 18:14

 

Châtelains pour deux mois encore.....grâce à la peinture!

 

  

              Château du Barroux.

 

                             Le château du Barroux nous accorde l’avantage d’accueillir nos peintures dans sa plus vaste pièce. Il s’agit d’une exposition d’une centaine de tableaux installés dans la salle du Parlement. 

         Auteurs aux styles différents, dont je suis l’un des protagonistes, nous avons pour les mois de juin, juillet et août l’honneur de figurer sur la fiche des animations qui sont proposées aux visiteurs de cet imposant ensemble à l’allure chevaleresque.

         Notre association de circonstance permet de présenter au public un nombre important de toiles aux courants propres à chacune de nos personnalités.

 

        Nicole Roux expose ses huiles dont la source est très éclectique. Il y a des souvenirs de voyages, des paysages, des portraits et autres bouquets. Fouillées, pour certaines de ses toiles alors que d’autres s’inspirent davantage de l’impressionnisme, sa peinture reflète une sensibilité caractéristique au style féminin.

 

 

             Peintures de Nicole Roux.

 

              Ibiscus de Nicole Roux.

 

       Robert Venturi est quant à lui un artiste multicartes. S’il pratique la peinture, sans contrainte se plait il à souligner quant à toute rigueur académique, il est également sculpteur et potier. Un pont du Gard exécuté à partir d’une palette originale donne l'image de son caractère créatif. 

 

 Photos peintures exposées aux Barroux 001

 

 

 Peintures de Robert Venturi.

 

 

      Pour ce qui me concerne, je reste cantonné à une peinture figurative classique. Je présente essentiellement des paysages provençaux où l’olivier, les coquelicots, le petit mas et le cabanon figurent en bonne place dans des couleurs qui se veulent chatoyantes.

                                     

 Une vue partielle sur mes peintures.

 

               La Borie  

 

                 Le 6 /07/2013. Soir du vernissage.

 

La salle du Parlement le soir du vernissage

 

      Notes : Mes collègues exposants se joignent à moi pour adresser nos remerciements à Monsieur JACOPS D’AIGREMONT Robert, qui, en qualité de régisseur du château nous a permis d’exposer notre travail.

      Merci à Monsieur Félix ROCHE , élu dans l’équipe municipale du Barroux, responsable de la commission culture et patrimoine qui fut notre relation publique auprès de Monsieur D’AIGREMENT.

      Merci à Simone et à Marcel, qui furent les premiers maillons de la chaîne de nos contacts.  

      Merci aux membres bénévoles de l’association des amis du château du Barroux qui assurent journellement l’accueil auprès des touristes et sans lesquels notre salle d’exposition resterait vide de visiteurs.

 

 Le château du Barroux

 

                                                                                             

 Une vue du château du Barroux.

 

 

 

Abrégé de son histoire :

 

          Entre Carpentras et Malaucène, sur la route conduisant au Mont-Ventoux, le château coiffe le village de sa monumentale masse architecturale.

          Cependant, au XII siècle, à sa construction, il se limitait à une tour de surveillance. Elle était ceinturée de remparts et protégeait la plaine de Carpentras contre les invasions sarrasines, puis contre celles des Italiens.

        En 1538, en pleine renaissance, Henri de Rovigliasc reçut cette vieille forteresse en règlement d’une dette et la transforma en une superbe demeure

        Aujourd’hui, délimitant la cour des Amandiers, des fortifications plus récentes complètent son système de défense. Elles ont été construites au cours des années 1680-1690 sous l’impulsion de Vauban.

       A la révolution le château fut saccagé et servit de carrière de pierres durant prés de 150 ans.

       En 1929 ce qui restait des ruines fut racheté par André Vaysson de Pradenne* qui le reconstruit sur ses propres deniers. Il mourut accidentellement et les travaux presque terminés s’arrêtèrent alors.

      Les Allemands occupèrent le château durant la seconde guerre mondiale. Le 21 août 1944 ils y mirent le feu en représailles d’une embuscade dont ses soldats furent victimes.

     Entre 1960 et 1990, le docteur Moulièras-Lamoureux entreprit de le réparer. Depuis 1993, l’association des amis du châteaux du Barroux poursuit ce travail……

    Propriété privée, le château se visite tous les jours du printemps à l’automne de 10 heures a 18 heures. Le parcours est libre. Un guide polycopié vous renseigne sur son histoire et ses particularités.

  

          Vous y parcourrez à votre guise:

 

           Les chapelles, La salle des Gardes, Les salles Basses, La cour d’Honneur, La galerie des Seigneurs, La salle des Audiences, La salle de la Garenne, Le grand escalier, La salle du Parlement……...etc

     Des terrasses vous y apercevrez la propriété des membres de la famille Royale d’Angleterre.

     Le château servit pour des scènes de films tels que l’Epée D’Ardouaan et Les contes du Chat Perché.

  

           Amateurs d’histoire et d’architecture médiévale:  La visite, de par son parcours libre et non limitée dans sa durée, permet aux photographes de fournir en clichés un album riche de souvenirs de leur passage au Barroux.

 

                                               Entrée de la chapelle du château

 

Entrée de la chapelle du chateau du Barroux.

 

         *André Vaysson de Pradenne : Préhistorien français né en 1888, mort en 1939. Il s’installe dans le Vaucluse et s’implique dans la vie locale. Il fut maire de Murs durant quatre mandats et conseiller général du canton de Gordes. Le Château est restée la proprièté des successeurs de la famille Vaysson de Pradenne.   

       

N.D La Brune, Patronne du Barroux

                                                                                                     

  vierge du Barroux. N.D La Brune

 

 Oratoire dernièrement restauré par Monsieur Robert D'aigremond

 

 Oratoire à la Vierge Noire du Barroux restauré par Monsieur D'aigremond.

 

 Oratoire restauré par Monsieur D'aigremond

                                          _______________________________________________________

 

 

      Parallélement à notre exposition, deux artistes polonaises présentaient nombre de leurs oeuvres originales.

 

          Maria Gostilla-Pachucka proposait son travail de tapisserie et une quantité d'aquarelles finement exécutées. Maria est professeur d'art et de piano à Varsovie. Parlant un bon Français et plusieurs langues Européennes, elle fut à plusieurs reprises l'ambassadrice de ma peinture auprés de touristes étrangers.

           Belle rencontre que celle de ce mois de juillet au Barroux où il nous fut permis d'échanger sur nombre de sujets, sur la vie.

Merci Maria. Tous mes voeux de succés pour vos prochaines expositions.

 

                                                                                                                                                   Photos peintures exposées aux Barroux 005

 

Tapisseries de Maria

 

                                 Photos peintures exposées aux Barroux 006

 

 

 Aquarelles de Maria

 

 Photos peintures exposées aux Barroux 010

 

 

 Photos peintures exposées aux Barroux 011

 

 

            Marianna Urbaalsska présentait au public des sujets pour décorer les crêches de Noël ainsi que des napperons faits au crochet. Des chapelets montés à partir de perles multicolores venaient compléter un travail réalisé dans la minutie.

 

 

 Photos peintures exposées aux Barroux 009

 

 

___________________________________________________

 

 

 

                                                                                                                                               

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:31

 

                                

 

                                  Randonnée au départ du Groseau.

 

                                                                                                                                                  2014.La source du Groseau à Malaucéne

 

 

                                    2014.Le Groseau.

 

 

                   2014.Le groseau à Malaucéne.

 

                                                                La source du Groseau.

 

            Le circuit des trois chapelles.

 

                   Situé à deux kilomètres de Malaucène en direction du Mont-Ventoux, le Groseau est un lieu dont l’histoire remonte au néolithique. Le silex y était exploité dans des carrières situées aux alentours du site et notamment dans les combes de Vaux. Des sources abondantes représentaient un intérêt de nature à y voir se sédentariser le genre humain. 

               Niché au sein des derniers ressauts de la montagne, dont le nom est associé à la violence du vent qui balaie son sommet, le Groseau et son écrin de verdure semblent avoir été posés là, comme une excuse à la rudesse de la pente qui attend les cyclistes. Il est idéalement placé pour les milliers de forçats de la route qui, durant les mois d’été ont à cœur d’épingler à leur palmarès le géant de Provence. Ils y prennent l’eau pour le trajet. Ce versant ne possède plus aucune autre source pour leur venir en secours sur les 18 kilomètres d’ascension qui restent avant d’atteindre leur Graal. D’autres s’y arrêtent au terme de leur exploit pour venir y fêter le résultat d’un pari, d’un challenge .

 

 

            Chapelle du Groseau

 

                                La chapelle du Groseau.

 

                   De style roman, sa construction est datée de 1150. Elle est bâtie sur l’emplacement d’un ancien monastère édifié quant à lui en 684 par Pétronus alors évêque de Vaison la Romaine.

   L’été, Réputé pour sa fraicheur, le Groseau fut l’un des lieux de prédilection du pape Clément V.

 

                                                 ________________________________

 

                        La randonnée                    

 

               C’est dans le but de peaufiner notre préparation de crapahute dans la Vanoise, que ce 9 juin je conduis les Galéjaïares de Barbentane pour leur ‘’  dernier test ‘’ avant le Lac d’Ambin et La Croix D’Aussois, entre autres objectifs visés pour notre semaine en haute montagne.

                J’ai choisi de démarrer notre journée au pied de la source par un sentier qui part à droite de la falaise. Ce dernier évite de marcher sur le goudron le temps de rejoindre l’itinéraire du chemin de Croix sensé partir de la chapelle. Aujourd’hui, faute d’être entretenu, l’itinéraire initial n’est plus praticable. La nature a repris ses droits sur ce que l’homme lui imposait comme contrainte.

             Toujours dans l’objectif de fuir le macadam, nous restons sur cette variante qui toutefois nous prive du phénomène géologique que représente le portail de Saint Jean.

                                                                                                                                                                      Porte Saint Jean       

 

                                                      Le Portail de Saint Jean.

 

                 Il s’agit d’une curiosité architecturale semblant vouloir fermer l’entrée d’une grotte. L’histoire raconte qu’un animal fantastique en est depuis des siècles le gardien incorruptible. Elle contiendrait un trésor seulement perceptible le jour de Noël, où malicieusement, son surveillant en entrebâillerait la porte………… juste le temps nécessaire pour attirer la convoitise des curieux. Mais pas suffisamment longtemps pour que quiconque ne puisse en franchir le seuil !.

           Le sentier se fait raide. Les respirations se font bruyantes au point de devoir programmer des haltes en vue de calmer ‘’les ventilateurs’’. Nous sommes toujours sur ma  fameuse variante  qui passe au nord du G.R. La jonction avec le chemin de Croix se fait au niveau 620 en direction de la chapelle Piaud.

           Il est, pour ma part, regrettable de constater que les édifices en bois sont pour la plupart couchés ou désarticulés. Le temps, le manque d’entretien ont sans doute et pour partie eu raison de ces symboles. Pour le reste, la bêtise ou l’irrespect paraissent avoir également cheminés en ces lieux.            

 

                                                        Aphyllante de Montpellier.

 

               Aphyllanthes de Montpellier

                                               

          L’aphyllante de Montpellier, les fleurs de lin, le thym, les lys de St Bruno, la chicorée et la laitue sauvage nous accompagnent. Leurs nuances colorées et pour certaines espèces, leurs senteurs vivifiantes, sont là pour nous encourager à vouloir en découvrir d’autres…….plus haut, encore plus loin. 

 

 

           graine-lin-bleu-fleur-vivace-919727016 ML                                                                    

                                                                    Fleur de lin bleu.

 

          Jusqu’à présent le calendrier n’a pas été favorable aux randonneurs et les pentes du Mont-Ventoux ne sont correctement praticables que tout récemment. Le groupe de Galèjaïres ne boude pas le plaisir qu’il ressent à redécouvrir les sensations du montagnard que l’hiver et un printemps paresseux privent depuis des mois.

         Comme certains marins crièrent un jour ‘’Terre ‘’, alors qu’ils se croyaient à jamais perdus, Annie, le souffle court, balbutia discrètement ‘’Chapelle’’. Annie n’était pas dans un bon jour.

 

                Chapelle Piaud

 

                                 La chapelle Piaud.

 

                Le G.R traverse la départementale qui conduit au Mont-Serein. Pour nous ce sera vers la combe de Bramafan. Nous laissons à main droite la Combe obscure qui permet de passer de la face nord du Mont-Ventoux à la face sud, c'est à dire du côté Bedoin.

           Arrivés au niveau du Seuil, nous rattrapons une route forestière qui chemine alors sans grande rupture de pente en direction de l'Est. Un panneau, qui a résisté aux casseurs, indique Saint Sixte deux Kilomètres. Etonnant en ce lieu de voir une indication métrique en lieu et place ce celle qui se chiffre habituellement en temps ! 

                Afin d’ajouter quelques centaines de mètres de dénivelés au compteur pour celles et ceux qui partent en Vanoise, cette variante tombe à point pour garantir leur passeport et se rassurer sur leur propre condition. Au terme de l’ascension du sentier qui conduit au Mont-Serein, plongée sur la chapelle Saint Sixte avec la vue sur les Alazards, Sainte Marguerite et avec un peu d’imagination le village de Beaumont du Ventoux.

 

                Chapelle Saint Sixte

 

                          La chapelle Saint Sixte. (Photo du Net) 

 

           Le retour se fera en repassant par le Seuil, puis par le sentier qui arrive à l’ancienne tuilerie du Groseau.

500 mètres positifs pour les uns et près de 900 mètres pour les Autres.

 

                  Le Mont-Ventoux reste une référence pour les cyclistes grimpeurs et un calvaire pour ceux qui ont du mal en montagne.

 Le monter à pied à partir de sa base demande également un bon entrainement. Le départ, et d'où qu'il soit pris, est rapidement exigeant.

                              _____________________________

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 15:51

 

 
                                                                Interrogations

 

         Je ne sais plus comment faire. Je ne sais plus s’il est trop tard ou pas pour venir vous présenter mes vœux, vous qui êtes des lecteurs fidèles.

          Je ne sais plus si à cette occasion je dois oser vous faire part de mon ressenti sur un avenir qui fait chanceler en moi ce qui me reste de capital espoir quant à croire en l’avenir d’un monde meilleur. Bien réfléchi, je vais tout de même le faire pour ne pas avoir de regrets. Regret pour n'avoir pas su oser vous parler de certains de mes doutes.

         En effet, en ce début d'année je ne sais plus que penser de la quête de ces nations qui se battent pour faire en sorte de ne plus être sous l’emprise d’un tyran, alors qu’une fois libérées, elles se laissent à nouveau museler par une autre forme de dictature absolutiste.

        Je ne sais plus quelle est la volonté de mon pays quant aux missions  confiées à ses soldats pour leur venir en aide.

          Je ne sais plus discerner dans ses engagements, ce qui est à ranger dans la colonne du bien, de la solidarité, de l’altruisme ou de tout autre calcul incertain dont le sens m’échappe.

        Je ne sais pas où est la logique d’une raison qui conduit mon pays à l’abandon de millions d’hectares de terres arables et fertiles, alors que des milliers de nos concitoyens n’ont pas à manger à leur faim.

        Je ne sais plus comprendre le discours de nos gouvernants qui nous demandent toujours plus de sacrifices au nom de la solidarité nationale, et qui continuent à s’octroyer des salaires et des avantages qui font scandales.

        Je ne sais plus où est la vérité tellement celle d’hier peut être retournée comme une crêpe suite à des pressions provenant de chapelles aux idéaux fallacieux.

        Je ne sais plus discerner ce qui peut être une raison d’état à une conduite laxiste.

        Dans un sens plus général du terme, je ne sais plus, au regard de la direction que prend le monde, ce que sont devenues les valeurs qui jadis ont conduit l’homme à gagner sa liberté.

         Je ne sais pas me taire alors qu'il m’est demandé d’admettre ce que je ne comprend plus.

 

         Pour autant, faut il se détacher de l’actualité pour rester heureux ?

         Faut il se comporter comme Judas en toilettant sa conscience d’un revers de manche irresponsable comme parade à ses interrogations ?

                             

         Bien que restant lucide sur les difficultés que traverse notre monde, et quelque peu désabusé par ce que l’horloge du temps égrène, je ne vais pas fermer le volet de ce moment de désillusions sans m’ouvrir vers un horizon que je veux voir prometteur.

         Prometteur d’espérance sur une prise de conscience de chacun d’entre nous à qui il appartient de réagir face à ce que nous ne pouvons plus concevoir.

.         Pour ce qui me concerne, prometteur de randonnées à pied, à vélo qui sont des moments de partage essentiel à ma vie. Des parcours de camaraderie et de fraternité dont le temps renforce les liens pour devenir les gages d’une assurance vers plus de solidarité.

          Prometteur d’échanges avec vous qui venaient me rendre visite par le biais de ce blog.

 

             Enfin, prometteur par ce que représente la vie.

 

 

                                                 Photos de Paul 029

 

 

          Ce matin de janvier, derrière des nuages d’hiver, Paul le dernier né de mes petits enfants m’apporte, nous apporte à mon épouse et au grand père grincheux que je peux être, les rayons d’un soleil qui nous réchauffent bien au-delà de nos soucis existentiels. Plein de vitalité, ne sachant pas encore marcher, il nous émerveille à le voir ramper derrière  Grisouille l’un de nos chats qui se prête généreusement aux malices de notre chérubin. Ces instants, essence d'un bonheur incomparable à tout autre potion, viennent réparer en moi les blessures d'un mal que plus tard la raison et le discernement devraient soulager.   

                         

           Chargé à présent d'énergie et des ondes positives qui rayonnent autour de Paul, je me sens prêt pour vous adresser des vœux aux couleurs ravivées par de nouvelles espérances. 

 

        Que 2013 voit vos souhaits se réaliser et que les vents porteurs de vos désirs vous soient favorables.

       

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 18:02

    Rando’ autour des ruines du Temple de Diane. 

                                                               

 

                                                                 Diane de Versailles.

                                                               Diane la chasseresse ( Versailles)

 

                                                                                                      

                                                                      Diane, patronne des chasseurs

 

                                            Diane la "Divine" : Incarnation féminine de la lumière du jour.

 

 

                                              Au départ de Vernègues

  

         Situé à une trentaine de kilomètres d’Aix en Provence, le village de Vernègues fut en grande partie rasé par le tremblement de terre qui en 1909 détruisit plusieurs localités du sud de la France dont Lambesc. Il s’agissait là du plus violent séisme jamais enregistré en métropole.

 

                    Vernègues. Abris sous roche

 

                                   Vernègues et ses alentours. Ses vestiges celto-ligures.

 

        Vernégues: Son histoire. Elle remonterait à 5000 ans avant J.C. Des abris sous roche en bon état de conservation indiquent une occupation humaine. Plus tard, une communauté Celto-Ligure s’installe sur la partie Est du grand plateau du Puech qui culmine à 394 mètres. Son regard porte sur la vallée de la Durance, de Lauris à Cavaillon pour ce qui en concerne le nord et sur la Sainte Victoire jusqu’à l’étang de Berre au sud.

 

                                                 Les ligures.    

 

      Ils en existaient de nombreuses tribus. Elles seraient descendantes des Chasséens mêlées de Mégalithiques. Venues des côtes atlantiques, la plus puissante était celle des Durfortiens dont la branche d’Arles et celle d’Ardèche a peuplé les sols que nous foulons. Nous sommes aux alentours de 2600 ans avant J.C. Ces civilisations se démarquaient de la plupart des autres peuples en donnant une sépulture à leurs morts.

 

                           Tombes de la Nécropole Paléochrétienne

 

         Selon leur évolution et l’origine de la région dont ils étaient issus, les Ligures, puis les Celto-ligures se distinguaient, entre autres particularités, par leur vaisselle et les gobelets dans lesquels ils buvaient. On peut parler de raffinement pour ce qui concerne leurs mœurs de la table.

       La contrée y étant plus fertile, plus tard encore, le développement romain s’opèrera en contrebas du plateau où se trouve actuellement Cazan. Les restes d’une petite agglomération antique à Château le Bas le prouvent. C’est à l’arrière de ce domaine que se situent les ruines du Temple romain de Diane daté quant à lui de la fin du premier siècle avant notre ère. Il s’agissait là d’un important ensemble de constructions qui possédaient, entre autres installations ses propres thermes.

 

Le Temple de Diane et l'église St Césaire

 

         Seulement trois emplacements de temples de Diane subsisteraient en France. Celui de Vernègues qui se trouve aujourd’hui en campagne est unique de part sa position.

        L’époque médiévale et les nombreuses invasions font remonter les populations sur le plateau. L’on y trouve une nécropole rupestre paléochrétienne autour d’un site qui s’appelait l’Alvernicum qui donnera plus tard Vernègues. Un château fortifié protégera le village pendant des siècles jusqu’à ce que le tremblement de terre le détruise dans sa presque totalité. Les pillages et l’érosion du temps l’ont aujourd’hui rendu en l’état de ruines.

 

Ruines du chateau de Vernègues

 

                        ___________________________

 

 

  Préparation pour le départ

 

            Ce matin le temps est frisquet. Pour la première fois de la saison pré-hivernale les flaques d’eau sont recouvertes d’une pellicule de glace. Le départ se fait de la chapelle Saint Symphorien, édifice du XIIe siècle. Les anoraks, les gants et tout le sanfrusquin * ne sont pas en trop pour se protéger. D’autant que le mistral en aggrave le froid ressenti à raison d’un degré centigrade par 10 kilomètres de vent soufflé par heure. J’ai entendu cette précision par la madame météo qui officie sur antenne 2……

 

 P1040687.JPG

 

        Le circuit est parsemé de crucifix, d’oratoires et d’édifices religieux. Ce n’est en rien gênant pour moi, cela faisant partie de ce qui fut et reste ma culture. J’y suis attaché et puis après tout à chacun son chemin. Cependant tout en marchant ma réflexion s’est mise à vagabonder sans chercher, je le confesse, à en chasser le cheminement. Me voila donc parti à penser aux rencontres coquines faites récemment par mon ami Francis le bourguignon** au point de l’avoir dernièrement interpelé sur son fournisseur de cartes Michelin afin de prévoir quelques variantes à nos sorties. En dehors du dimanche et de l’horaire des offices cela va de soi ! 

 

 

Vue aerienne chateau de Vernegues.

 

       Perché au sommet de la colline apparaissent les vestiges du château de Vernègues. A voir le volume des pierres étalées tout autour de ce qui fut sa construction, il est aisé d’imaginer l’importance de l’édifice alors qu’il était en son temps encore debout.

 

       Une large terrasse naturelle et un vieux moulin à vent réhabilité en table d’orientation en coiffent sa partie haute. Le squelette d’un amandier sans doute multi-centenaire fait là office de hussard.            Préférant se mettre à l’abri et au soleil en attendant l’ouverture du sac à biasse***, le gros de la troupe décide de camper sur l’aire du casse croute. Seule une partie du groupe s'engage dans la visite du site supérieur.

      Le rassemblement pique-nique s’opère à l’église Saint Jacques. Le vent reste froid et perturbe ce moment convivial de partage et des échanges qui se font spontanément d’un randonneur à l’autre.

 

Eglise St Jacques

 

       Les hommes, comme à leur habitude, tout en en prônant la modération, font circuler leur bouteille de Côtes du Rhône. Chacun y allant de sa gouaille et à la manière d’un théâtreux, flatte les mérites du contenu de son flacon. En fin de repas, les dames du groupe font à leur tour proposition de sucreries qui mettent, à notre corps défendant, nos papilles en excitation.

        C’est près de Château le Bas où se situait jadis la cité romaine que ce fit la rencontre avec ce qui reste d’un temple voué à Diane.

Déesse de la chasse et de la lune chez les Romains est Artémis chez les Grecs. Son nom aurait pour origine ‘’La Divine ‘’ et serait l’incarnation féminine de la lumière du jour.

 

Sur les ruines du Temple de Diane

 

       Ses Vestiges sont laissés à l’abandon, alors qu’à proximité fleurissent châteaux et vignobles des coteaux d’Aix. Tout en comprenant l’intérêt de la chose, j’en suis à regretter qu’une telle œuvre ne suscite pas plus de considération de la part de son propriétaire.

 

Eglise de N.D de Lourdes de Vernègues. Hytme à la créati

 

        Le retour permet de nouvelles visites dont celle de l’église N.D Lourdes de Vernègues, édifice reconstruit en 1911. Son cœur présente une œuvre originale de Peter Erkel intitulée : ‘’Hymne à la création’’ réalisée en l’an 2000.

 

P1040701

 

        Dans un large enclos situé à l’entrée de la ville,  comme si cela devait tomber sous le sens, deux dromadaires s’adonnent paisiblement à la pâture entres oliviers et pins parasols. Aucune trace d’installation de cirque n’étant visible aux alentours, il peut s’imaginer là qu’il s’agit de la propriété d’un nostalgique d’un désert jadis traversé et qui pour en garder le souvenir sous les yeux en aurait ramené ses montures !

       Le parking s’aperçoit. Discrètement, mais sans que cela m’échappe, une comparaison suscite ma curiosité. Des coups d’œil sont échangés en direction d’engins de mesure que deux camarades viennent de retirer de leur ceinture. Deux podomètres affichent une somme de déplacements qui fluctue entre 23080 et 24332 pas. Réglés à 0,65 mètre pour l’un et 0,70 pour l’autre, après un calcul savant, les enregistreurs de foulées nous apprennent notre distance parcourue, soit 16 kilomètres et 155 mètres ! Vous remarquerez que nos comptables sont précis, ceci dit je n’ai pas vérifié leur calcul!

       Y aurait t’il de la part de certains randonneurs de ce groupe, à travers ce souci de la mesure, une cause à effet avec leur passé d’infirmier en psychiatrie ! À chacun son grain de folie me direz vous. Ce détail m’a amusé. Cepandant, pour tranquilliser ceux qui seraient amenés à les rencontrer sur un G.R, je vous rassure, ils ne sont nullement dangereux.

 

        Ce récit devant en principe clore le premier tiers de la saison, j’en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.

     Marcel

                   Notes :

 

                    *Sanfrusquin : Et encore tout le reste de l’équipement qui n’est pas répertorié dans l’énumération de la liste.

                    ** Francis ''le Bourguignon" écrit dans un blog dont vous trouverez le lien en bas de la colonne de droite qui présente le contenu du mien. Vous pourrez y lire, entre autres articles, des récits de randonnées. Le tout écrit d’une plume originale et illustré de magnifiques photos. Vous pouvez également y accéder directement par un clic sur les lettres de couleurs du texte qui parle de la carte Michelin.....

                   *** Biasse : Musette du chasseur dans laquelle il mettait son manger. Différente du carnier réservé lui, au logement du gibier.

 

                                ______________________

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:34

                         Article en cours de ''réinstallation"    

                          numerisation0004.jpg

 

          Quand l’escalade s’apparente à un art.

 

            Patrick Edlinger est né le 15 juin 1960. Il grimpait depuis l’âge de huit ans où avec son père, passionné de montagne, il taquinait le rocher avec un talent déjà prometteur. A dix sept ans, il quitte l’école et c’est sac au dos qu’il s’en va de chez ses parents pour se consacrer entièrement à l’escalade. En rupture, non pas avec sa famille qui le soutient, mais avec un monde dans lequel il dit ne pas être en communion, il part alors dans une aventure qu’il veut faire sienne.

 

 Regard

 

          _Je voulais rompre avec une société trop injuste à mes yeux. À partir de ce choix, j’ai eu la chance de jouir d’une liberté totale, dans un cadre construit sur les bases de mon idéal. Je passais mon temps à grimper sans rechercher la difficulté, seulement pour me dépenser et faire des voies dans le meilleur des styles possibles.  Cependant, car souvent seul, j’ai été contraint à faire des voies en solo intégral. Ecole de la maîtise de soi, où la limite de son l'engagement face à la difficulté ne doit pas dépasser les frontières de sa peur au regard du risque.    

               

                Exercice en arête

 

          En vérité, c’est là qu’était ma quête. Au fil de mes expériences, je me suis découvert le besoin d’affronter ainsi les limites. Mes limites. Celui qui ne connaît pas ce sentiment ignore les signaux qui lui permettent d’identifier le danger. La peur est une nécessité absolue. C’est elle qui éveille en nous le seuil au-delà duquel le contrôle sur soi échappe à notre éveil. Le risque que l’on encours alors, est de perdre la maîtrise prudente et sensée de son comportement.

                                          Fin de citation.                                                          

 

 

En solo

 

 

        La répétition de ses mouvements avait pour objectif d'en approcher la perfection. Le geste se voulait pur. Son acquisition devait être accomplie sans hésitation et avec sang-froid. Ses exercices d'assouplissements allant jusqu'au grand écart facial, lui octroyaient des possibilités en falaises que peu, voire aucun de ses concurrents ne possédaient avec autant d’efficacité et de grâce que lui. Travailleur infatigable, son plaisir n'avait de goût qu'au terme du sans faute dans la conduite de ses enchaînements, dont la gestuelle se devait d'être parfaitement fluide.

      Séance d'étirements

 

 ______________________________________

 

L'escalade qui se pratique en haute montagne

 

 

  Divers-blog 0219

 

           Certes, Patrick Edlinger n’a pas inventé l’escalade. Bien avant lui, des hommes ont eu envie de se confronter à la montagne, aux falaises, à leur verticalité, à tous les défis qu’elles posent à quiconque veut les dominer par sa seule force musculaire et mentale.  

  

          Pour schématiser, l’on peut dire qu’avant lui et dans ce type de challenge, l’homme ne cherchait pas à s’appliquer face aux obstacles. Son but avant toute autre considération était de pouvoir les surmonter. 

 

sommets des pyrenees couv

 

     Patrick Edlinger fut le premier à vouloir donner une autre vision de l’exploit en y ajoutant une dimension esthétique. Il avait l’art de savoir jouer avec les difficultés en donnant l'impression de pouvoir les effacer sous ses doigts, alors que ses jambes orchestraient les pas d'une chorégraphie suréaliste.  Il se servait des écueils naturels de la paroi comme éléments, comme matériel pour en faire les alliés de sa progression. Patrick Edlinger dansait sur la paroi, sa facon de grimper devenait alors un fabuleux spectacle. 

 

                                            _______________________________________

 

  Exercices d'assouplissement de Patrick Edlinger avant l'attaque d'une voie  d'escalade

 

 Exercice de traversée

 

           Rompu à un entraînement de sportif de haut niveau, doué d’un parfait contrôle de ses perceptions, sa précision dans la lecture du rocher ont fait de lui le grimpeur d’exception qu’il fut, et restera sans doute pour toujours.   

  

         Pour l’anecdote et l'originalité de la démarche, je veux évoquer un exemple de sa pugnacité à vouloir obtenir le meilleur, non par comparaison à un autre, mais pour lui-même. Surpris par une posture que réalisait l’un de ses amis, lequel grâce à l’un de ses seuls doigts majeurs arrivait à tirer son corps vers le haut pour atteindre une prise, Patick s’entraina comme un forcené pour enfin arriver à faire des tractions de son corps, seulement suspendu par l’un de ses auriculaires ! 

          La pureté de sa gestuelle et une efficacité, qui chez lui paraissait naturelle, lui ont permis d’élever sa pratique de l’escalade au plus haut niveau mondial. Il en a par son originalité, tant de sa personne que de celle de son style, radicalement révolutionné l’exercice, qui dès lors et de fait, se détacha de celui de la montagne.

 

A la lecture du rocher

 

            Au tout début des années 1980, Jean-Paul Janssen, caméraman de renom, producteur de documents spécialisés, entend parler d'un grimpeur au style spectaculaire. Egalement dans sa façon d'être. Janssen s'invite alors, caméra au poing, sur l'un des sites où s'entaîne Edlinger. Il est médusé de voir ce garcon jouer avec les obstacles sur une paroi verticale, alors qu'il est sans assurance, sans corde de vie à plusieurs dizaines de mètres du sol. Redescendu, Edlinger est invité à visionner les quelques prises discrétement filmées par son observateur qui lui demande s'il pourrait ''refaire''ça dans une situation de tournage convenu !

    _Oui, je le peux, et autant de fois que tu le jugeras nécessaire. À la condition toutefois, que nous soyons d'accord sur ce que je veux que tu montres de l'escalade. D'autre part, je veux être partie prenante du choix des canaux qui diffuseront le document.

      Suite à cette rencontre, une riche collaboration va naître entre ces deux sujets hors du commun. En effet, jusqu'au décès de Janssen, une amitié indéfectible unira les deux hommes.

      La médiatisation générée par la diffusion de ce premier document montrant l'escalde de Patrick Edlinger filmée par Janssen suscite le fulgurant départ d'une pratique nouvelle dans le domaine du sport en falaises, en blocs, et plus largement dans celui d'aborder la haute montagne. Dés lors, l'équipement sécurisé des sites va en  favoriser l'apprentissage des primo-débuttants. La jeunesse découvre cette pratique de plein air et va en devenir rapidement adepte.

        Chacun, à partir du modèle que représente Patrick Edlinger et en fonction de leurs aptitudes propres, jeunes et moins jeunes se mettent à travailler l'aspect technique de l'activité. Rapidement, cette pratique amène des milliers d'adhérents au sein des clubs d'escalades, des clubs alpins, conduit à la formation de moniteurs professionnels, à la fabrique du matériel spécifique à la grimpe, aux tenues vestimentaires appropriées etc....

     Cette nouvelle pratique, plus facile d'accès que la haute montagne par la proximité des nombreux reliefs répartis sur le territoire, va populariser une discipline sportive jusqu'alors réservée à l'élite. Garçons et filles, pratiquement sur un même pied d'égalité au niveau des performances se mirent à rivaliser dans des progressions surprenantes.

 

  En ligne droite

 

       Une mode venait de naître attirant vers le rocher une jeunesse en proie à des sensations qu’elle  découvrait au fil des aprentissages permettant d'accéder à l'aspect technique de l'activité. Cette nouvelle pratique, plus facile d’accès par la proximité des nombreux reliefs répartis sur le territoire et techniquement différente de celle adoptée en haute montagne, popularisa une forme de sport réservé jusqu’alors à une élite.

 

 Dans les Dentelles de Montmirail 

 

                        J’ai pu, à cette époque percevoir cet engouement sur les dentelles de Montmirail, sur les falaise d’Orgon et de Cavaillon pour ne citer que les endroits les plus facilement abordables au départ d’Avignon. Une flopée de tenues multicolores s’agitaient alors sur les voies dès les beaux jours arrivés. A la musicalité curieuse des mousquetons qui se clippaient sur les plaquettes, spits et autres pitons d’assurance, l’on pouvait suivre la progression du grimpeur de la voie parallèle à la sienne. Voir même se conseiller et s’encourager mutuellement.

 

 Dans les Dentelles de Montmirail

 

 

       Garçons et filles, disciples d’Edlinger s’appliquaient dans un esprit à la fois réfléchi et convivial à imiter certains mouvements du maître. Parents et enfants faisaient cordées ensemble. Ce fut le cas pour mon fils et moi où dans ce cadre nous nous sommes découverts dans un tout autre rapport à l’autre. Dans une relation de vigilance, d’attention particulière pour un exercice qui se doit d’être appliqué avec le plus grand sérieux. La confiance, qui reste l’un des mots clés se pratique là à tous les instants et dans une dimension évidente et palpable. L’escalade contient en elle toute une panoplie d’émotions liées au fait de se savoir à la fois dépendant et partenaire de son équipier, complice et associé à la verticalité de ce terrain de jeu que représente la paroi.

 

 Edlinger-voie-vertical

 

           L’esprit habité d’une philosophie  distincte des grimpeurs de sa génération, il fut la victime de multiples rivalités. Compétiteur à part des autres, Patrick Edlinger figure toutefois au palmarès de plusieurs rencontres internationales.

       Par son caractère, sa façon de voir et de pratiquer l’escalade, il se trouva marginalisé par des adversaires trop flamboyants à ses yeux.  Certains de ses rivaux devinrent alors de sévères détracteurs.

 

En réflexion

 

         Homme discret, réalisant ses prousses sans avoir nécessairement besoin du flonflon des fanfares, il trouva sur son chemin des personnes attaquant ses méthodes et allant jusqu'à railler sur ses prétendues performances 

 

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En bleu, Berhault à l'assurance

  

         Dans les années 1980, en solitaire ou avec Patrick Berhault, il réalisa des ouvertures, des premières en cotations 8 et au delà  qui lui furent contestées par ses pairs. Blessé par ce qu’il vivait comme étant de la calomnie, il participa alors à plusieurs rencontres réunissant les pratiquants du plus haut niveau mondial ayant adhéré à ce type de confrontation. Je note là que parmi les grands champions du moment, certains rentrèrent dans une dissidence de principe.

           C’est à Bardonecchia en Italie puis à Snowbirs aux Etats-Unis, que Patrick Edlinger rétablit les vérités qui avaient été mises en doute, par ‘’le gang des parisiens’’ en particulier, en remportant la compétition devant ces mêmes contradicteurs.

        Aux dires des commentateurs spécialistes sur place, Edlinger, enrichi que l’orgueil d’un homme blessé dans son amour propre peut transfigurer, fit une démonstration d’une escalade dont lui seul su en dénouer les pièges avec efficacité et une classe dont il ne se démentit pas.

 

 Patrick-Edlinger.jpg

 

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          Suite à son accident en 1995, Patrick Edlinger ne faisait plus de compétition. Il grimpait pour lui, pour l’amour du vide et sans doute aussi par besoin de se prouver qu’il continuait à exister.

 

Jean Paul Janssen - Brazil 1970l

Jean-Paul Janssen

 

Auparavant il fut fortement et doublement éprouvé par la mort de son ami Jean-Paul Janssen puis par celle de Patrick Berhault. Homme à la fois fort et sensible, il disait ne s’être jamais vraiment retrouvé suite à ces deuils. 

 

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Patrick Berhaut

 

       Selon l’écrivain Jean Michel Asselin, Edlinger souffrait depuis d’un mal intérieur. Il s’était confié à l’auteur qui travaille sur une biographie du grimpeur

 

 Exercice en bloc

 

       _Tu sais, je suis seul à pouvoir trouver une solution. C’est le plus dur des combats que j’ai jamais mené. Je suis comme dans un solo impossible, mais je vais m’en sortir.

           Le sort en a décidé autrement.

 

          Aujourd’hui, l’artiste s’en est allé laissant derrière lui une foule d’images, de souvenirs et de sentiments mêlés.

 

          Les images sont nombreuses. Je veux retenir de lui sa grimpe fluide et déliée. Il était sur la paroi tel un danseur avec sa partenaire s’appliquant à réaliser sa plus belle figure. Celui, qui effleurant avec délicatesse le rocher allait saisir sa prise dans un geste précis et léger. Il progressait alors dans une chorégraphie digne des meilleurs ballets modernes.

         Catherine Destivelle, grande parmi les grandes du milieu de la grimpe et de la montagne vient de dire de Patrick Edlinger :

_ Pas un grimpeur n’a égalé sa façon de faire. Sa gestuelle était magnifique. Il était comme un lézard sur la roche.

 

           __________________________________________________________________________

 

                             Bien que ne l’ayant jamais rencontré, sa conception de la liberté, comme celle d’aborder les espaces et la nature allaient dans un sens qui me plaisait.

        Les génies, et il en était un exemple incarné, ne peuvent pas être par définition des personnes ordinaires. D’après ce que j’ai pu apprendre de lui en glanant des informations sur différents médias, il était en effet un homme singulier, au sens d’étonnamment unique.

       Outre ses performances et son style, j’aimais son côté marginal et l’originalité de son look.

 

 En action

 

              Je vous salue Patrick Edlinger. Comme il se doit d’un homme qui fut un modèle dans le domaine de l’élégance et de la simplicité.

       Soyez assuré de la reconnaissance des milliers et des milliers d’humbles grimpeurs à qui vous avez donné l’envie et la possibilité d'aller, à leur niveau, côtoyer la demeure des Anges. 

 

 Edlinger

 

     En hommage pour tout ce que vous avez apporté à la jeunesse d’une époque et aux moins jeunes comme moi, nous qui n'avons jamais douté  de votre éthique, ni de vos performances, nos affectueuses pensées vous accompagnent............. 

 

          -Récit rédigé à partir de l’expression de sentiments personnels.

 

       -D’informations glanées sur le net, de l’écoute d’un interview de Jean Michel Asselin et de la lecture de ‘’ Grimper’’ de Alain Ferrand, de Jean François Lemoine et de Patrick Edlinger, aux Editions Arthaud

     

Les photos sont tirées du net et du livre ’’Grimper’’

 

Grimper edlinger

 

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 13:14

                                                     Au Pays de la Norbertine*

 

                                                   frigolet norbertine

 

                            Pour cette journée avec les Esclops, alors que nous sommes réunis pour notre assemblée générale,  je ne vais pas faire un compte rendu de randonnée ou vous relater quelques anecdotes au sujet de l'un des marcheurs du groupe.

                           Le coin dont il est question ayant déjà fait l'objet de l'un de mes commentaires***, je vais vous résumer succinctement l'historique de l'abbaye où est né ce breuvage dont certains disent qu'il permettrait de "côtoyer les Dieux " !!!

                                                    __________________________

 

                            Je suis certain que nombre de lecteurs de cet article, même proches de ce lieu, se demandent où peut se trouver ce pays au nom mystérieux. En fait il ne s’agit pas d’un pays à proprement parler mais d’un ressac de vallons entourés de petites collines, enfantées sans doute il y a quelques millions d’années par les Alpilles toutes proches.

       Située au nord de Tarascon sur Rhône, ayant les villages de Barbentane et de Graveson pour frontaliers c’est là que lié à la Norbertine se joua, d’après l’histoire, le sort de cette Abbaye au nom ancien de Farigouléto. De farigoule en occitan et autrement dit du thym.

      Il est écrit en effet, que sans la découverte de la Norbertine en 1858 par le frère Callixte Gastinel, la faillite de cet ensemble religieux aurait été prononcée !!!!!

      Renommée dès son arrivée dans les chaumières et l’ayant goûtée en qualité d’invité par le curé de Graveson en 1866, Alphonse Daudet, écrit à son sujet dans  ‘’Les Lettres de mon Moulin’’ :

                      Extrait des « Lettres de mon Moulin » d'Alphonse Daudet

- Buvez ceci, mon voisin ; vous m'en direz des nouvelles.
Et, goutte à goutte, avec le soin minutieux d'un lapidaire comptant des
perles, le Curé de Graveson me versa deux doigts d'une liqueur verte, dorée,
chaude, étincelante, exquise. J'en eus l'estomac tout ensoleillé.
- C'est l'élixir d’un moine, la joie et la santé de notre Provence, me
fit le brave homme d'un air triomphant ; on le fabrique au couvent des
Prémontrés, à deux lieues de votre moulin. N'est-ce pas que cela vaut bien
toutes les chartreuses du monde ?. Et si vous saviez comme elle est amusante
l'histoire de cet Élixir ! Écoutez plutôt.

Cette distillerie, où personne, pas même le prieur n'avait le droit de
pénétrer, était une ancienne chapelle abandonnée, tout au bout du jardin des
chanoines. La simplicité des bons Pères en avait fait quelque chose de
mystérieux et de formidable ;.

Le Père Gaucher, avec sa barbe de nécromant, penché sur ses fourneaux, le
pèse-liqueur à la main ; puis, tout au tour, des cornues de grès rose, des
alambics gigantesques, des serpentins de cristal, tout un encombrement
bizarre qui flamboyait ensorcelé dans la lueur rouge des vitraux.

Il fallait voir quel accueil quand il traversait le monastère ! Les frères
faisaient la haie sur son passage. On disait : « chut!. il a le secret. »

Il préparait ses réchauds, ses alambics, triait soigneusement ses herbes,
toutes herbes de Provence, fines, grises, dentelées, brûlées de parfums et
de soleil
..............

lettres-de-mon-moulin

 ***Les Lettres de mon Moulin d'Alphonse Daudet. Editions Ouest-France. 

  Fin de citation

                                          _________________________

                                                    

                     C’est ainsi que Daudet fit la réputation de cet Élixir. Il donna à l’inventeur de la liqueur le nom de Père Gaucher. Il en écrivit l’histoire avec la fantaisie qu'on lui connaît, allant jusqu'à faire chanter des airs paillards à ce brave religieux, lui accolant au passage le péché d’ivresse.

      En revanche, l’histoire, celle qui se veut exacte relate bien la fabrication et la commercialisation de cette liqueur comme étant la source de revenus qui sauva l’abbaye d’une sentence d’expulsion des ses moines.

                                           _______________________

 

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                 Saint Michel de Frigolet : De la Norbertine à la Farigoulette.

 

                    frigolet-liqueur  

 

                  Historique :Le nom du prieuré est mentionné pour la première fois en 1133. C’est en 1155 que le pape Adrien IV en confirme son installation. Prieuré puis abbaye en 1869, le lieu sera occupé successivement par les Augustins, les Hiéronymites ou Pères de Saint Jérôme.

       1858 : Allant d’expropriations en vicissitudes, les lieux seront rachetés par le diocèse d’Aix en Provence et la vie monastique y sera restaurée par le Père Edmond Boulbon, trappiste devenu Prémontré pour la cause. Auparavant, entre 1831 et 1841 les locaux servirent de collège. Frédéric Mistral y fut élève.

 

Frigolet: Chapelle Saint Michel.

 

       Rendus à ce jour en leur état d’origine, les bâtiments les plus anciens sont d’architecture romane pour ce qui est de la chapelle Saint Michel et de son cloître. Ils datent du XII siècle.

 

                                                  En fond, la chaine des Alpilles

 

L'abbatiale de Frigolet

 

                                                                  

       La basilique de l’Immaculée Conception de style néogothique a été consacrée en 1866. L’intérieur de la grande nef est entièrement recouvert  de peintures murales à l’huile sur le modèle de la Sainte Chapelle de Paris.

 

  49930551

 

           Aujourd’hui, la communauté religieuse de Saint Michel de Frigolet qui y est installée appartient à l’ordre des chanoines de Prémontré et suit la règle de Saint Augustin.

        Le site est un lieu de pèlerinage et de prière. Il est également un centre d’accueil pour les visiteurs, les hôtes de passage, jeunes et retraitants.......... et vieux retraités !!!! 

 

                    Quant à nos préoccupations du jour, et plus présisement  pour ce qui concernait le centre de nos réflexions, c'est le restaurant du site qui accueillit pour son assemblée générale annuelle  la confrérie "di Esclops".

  

  P1040462

     

                           Quand le groupe planche sur le calendrier des rencontres à venir.

 

                                                       _________________________________

 

                                                                                

P1040461

 

                                                    À l'écoute religieuse du trésorier.

                                     

                                              __________________________________

                                                   

        P1040448

 

 

                          Le président à la lecture annuelle de la bible.... de l'association.

 

 

 

 Versets au style particulier des statuts de l'association qui encore aujourd'hui font office de guide pour ce qui est de l'esprit dans lequel le groupe fonctionne

 

                                                          Préambule

 

La marche est le mode de locomotion de l’Homme. Elle qui lui permet de se déplacer en mettant un pied devant l’autre sans jamais perdre le contact avec le sol ( important de ne pas perdre contact !!!!!). Elle est une activité essentielle dans notre vie grâce à laquelle il est possible de se rendre d’un point géographique à un autre. Elle permet de se rencontrer dans des lieux et occasions les plus divers.

BUTS ET COMPOSITION

Article 1 – le Groupe de Marche « LI ESCLOPS » se donne pour objectif de ne pas en avoir. Toutefois, marcher reste à envisager pour que notre activité puisse vivre et faire vivre nos corps meurtris par les coups d’une vie impitoyable. Marcher vers la quête d’aventures devrait motiver nos futurs adhérents (tes) .

Cette activité sera mensuelle et s’organisera sous forme de randonnées qui auront lieu le 1er dimanche de chaque mois.

Article 2 –S’aérer les poumons, se changer les idées, tels seront les principes de base de notre mise en marche. Les idées qui devront rythmer nos pas sur les sentiers que nous allons parcourir devront répondre à celles inhérentes aux buts que nous nous sommes fixées  en respectant les princes de la vie en groupe......ouf

Article 3 -  En conséquence de l’article 2, les sacs à dos ne devront être chargés que de nourriture, de boissons anti-morosité, de vêtements et autres matériels nécessaires à la marche. En aucun cas, ils se devront d’être remplis de problèmes de la vie quotidienne, qu’ils soient professionnels, religieux, syndicaux, philosophiques ou politiques.

Article 4 – Durant les pauses ou pendant les marches tout regroupement d’adhérents ou toutes discussions prenant le caractère de réunions parallèles au sens de notre marche, feront l’objet de sévères réprimandes. Idem pour tout ce qui se trouverait sur la tangente du cercle que nous formons et tendant à contrevenir au sens des articles 2 et 3 sera soumis à un jugement complètement subjectif.

Article 5 -  Tous les membres seront :

-         Les membres fondateurs,

-         Les membres bienfaiteurs,

-         Les membres honoraires,

-         Les membres actifs.

Tous acquis au fonctionnement dans le bon sens du Groupe de Marche, grâce à leurs membres inférieurs.

ADMINISTRATION

Article 6-  Toutefois, tout comme l’Arche a eu son Noé, tout comme le berger a eu son étoile, tout comme la cordée à son premier ou sa première, le Groupe aura son guide qui fera fonction de Président.

 

Article 7 –Pour gérer les ressources définies à l’article 10, le Groupe de Marche se dotera d’un trésorier (ère) qui fera en sorte, entre autre, que le Groupe ne marche pas au-dessus de ses moyens.

Article 8 – Le Groupe de Marche se retrouvera une fois par an en Assemblée Générale. Les marcheurs, le Conseil d’Administration fraîchement élu se réuniront pour une Bouffe Fraternelle dont le menu sera considéré comme ordre du jour.

Le lieu de la. B.F qui ne sera pas forcément sur un G.R sera défini en commun.

Article 9 – Le Groupe de Marche avancera dans ses randonnées avec un esprit de camaraderie. Il sera interdit de s’adresser aux collègues en difficulté en leur disant : « Marche ou crève ! ».

Les parcours seront proposés à tour de rôle par les adhérents. Retenu comme responsable d’un jour, l’élu deviendra le guide du groupe. En conséquence ce dernier devra veiller à ce qu’aucun adhérent ne marche à côté de ses pompes, auquel cas il sera chargé de le ramener sur le droit chemin dans l’intérêt de la bonne marche du Groupe.

 

TRESORERIE

Article 10 –Les ressources du Groupe de Marche seront composées exclusivement des cotisations annuelles dont le montant pourra être revu chaque année.

Elles seront pour l’année 1992 de 25 F. par paires de chaussures et de 50 F. par couple de paires de chaussures. Charge aux adhérents de définir les conditions de mise en couple.

Ces cotisations seront versées au trésorier (trésorière).

 

Article 11 –Pour ne pas confondre marcherdans la colline et marcher dans la combine, aucune ressource publicitaire ou sponsoring ne seront admis comme ressources….légales

Article 12 – En prévision du prochain changement de la monnaie qui se voudra unitairementeuropéenne et dans le cadre de ses responsabilités, il faudra entendre de la part des adhérents que le trésorier (trésorière) puisse les interpelleren leur disant :"MONTREZ-MOI L’ECU" : Cette information vise à ne pas interpréter ses propos comme déplacés ou obscènes !!!!!

 

MODIFICATION – DISSOLUTION

 

Article 13 – Si certains adhérents veulent modifier les statuts, ils pourront en faire la demande à la condition que cela ne change pas le sens de la marche.

Article 14 -  Le Groupe pourra se dissoudre facilement. Fort de cette information, il lui sera conseillé de ne pas rester trop longtemps dans l’eau !!!!!. La dissolution pourra s’opérer conformément aux principes physiques et chimiques qui régissent la nature, dès lors que le Groupe se mettra à marcher de travers.

Article 15 – Les présents statuts sont adoptés le 4 Janvier 1992. La Préfecture du vaucluse s’en saura jamais rien, car il ne seront jamais déposés dans ses services conformément au sens de notre démarche. Cependant ils serviront de repère à quiconque viendrait à perdre la boussole

 

                  

*Norbertine : Du nom de Norbert de Xanten, rénovateur au XII siècle de l'ordre des prémontrés, appelé alors : Ordre des Norbertins.

 

** Li Esclops : Chaussures en bois. Sabots

 

*** D'un moulin à l'autre

 

                                                          ------------------------------------------------

 

                          

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 16:12

                                                                            

                             Au départ de Cabrières d’Aigues

 

 

  Cabrieres-d'Aigues

 

                      A 1125 mètres, le Mourre Négre est le point culminant du Grand Luberon. N’ayant pas pour ambition de le grimper en ce jour d’octobre, c’est au départ de Cabrières d’Aigues que se fit le départ. Pour cette randonnée, notre ambition s'arretera à seulement vouloir lui chatouiller le pied!

 

         Pour note : Le départ le plus court pour atteindre le sommet du Mourre Nègre démarre d’Auribeau.. 

                                                                               

 

Le Mourre Nègre

 

 

         Cabrières d’Aigues : Est un ancien village Vaudois situé à une cinquantaine de kilomètres d’Avignon. Suite à des persécutions, à partir de 1399, il vit arriver une population migratoire en provenance d’Italie et plus précisément du Piémont. Devenus indésirables à propos d’un conflit religieux, ils peuplèrent une partie de la Provence située dans le Luberon pour ce qui concerne le Vaucluse. Il s’agissait d’hommes et de femmes, opposants à la doctrine catholique, dont ils jugeaient les membres de sa hiérarchie corrompus et infidèles à leur mission. Ils se rapprocheront dans un second temps de celle de Calvin. Grand nombre de ces populations embrassera plus tard une variante du protestantisme.

         Il s’agissait essentiellement de paysans, de solides travailleurs réputés comme étant intègres et d’une grande pureté de mœurs. Ils contribuèrent à rendre prospères des terres jusqu’alors incultes, au point d’attirer la convoitise de religieux âpres aux gains. C’est ainsi qu’à partir 1530, ils subirent les pires persécutions sous prétexte d’être des hérétiques.

         Persécutions qui dans un premier temps furent ordonnées par le dominicain Jean de Roma, qui dressa contre eux une troupe de brigands, avec pour mission de les chasser du territoire sur lequel ils vivaient. Ensuite l’an 1545 vit s’organiser un massacre sans précédent conduit par Paulin de la Garde et Joseph d'Agoult, au cours duquel en cinq jours, plus de 3000 Vaudois furent massacrés et près de 700 prisonniers envoyés aux galères pour la seule région du Luberon. Les rescapés moururent pour grande partie à cause de la famine causée par la destruction des récoltes qui furent brulées par les pillards.

          Mon propos n’étant pas de vous raconter toute l’histoire des Vaudois en Vaucluse, mais de vous narrer en quelques lignes une nouvelle aventure de l’association des Esclots, je vous renvoie, si vous le voulez bien à une lecture édifiante sur le sujet.*

                                     ________________________

 

  Fontaine à Cabrières d'Aigues

 

 

                           Cabrières d'Aigues compte de nombreuses fontaines, Aigues faisant référence à l’eau, rien d’étonnant d’en trouver sur les places et aux coins des rues.

Cabrières d'Aigues. L'une de ses fontaines

  Cabières d'Aigues

 

 De part son passé ancien, des traces remontant aux Romains ont été trouvées dans les décombres de ce qui fut jadis un château. L’une des pièces montrant le négoce du vin est significative du commerce fluvial qui se pratiquait sur le Rhône, mais également sur la Durance qui longe tout près d’ici le massif du Luberon.

 

Panneau Gallo-Romain trouvé à Cabrières

 

                Automne 017

 

         La sortie du village se fait par un large chemin qui petit à petit nous fait prendre de l’altitude. Rien n’est ici comparable à la haute montagne, mais il faut tout de même en avaler sa dénivelée. Bien à l’écart de tout lieu d’habitation, une cheminée et les ruines d’un petit bâtiment témoignent d’un ancien four à chaux. Des aboiements se rapprochant nous inqiquent l'activité d'une battue aux sangliers.

 

Rando de Cabrières d'Aigues.Sur le retour

       

        En cette saison, la cohabitation randonneurs-chasseurs n’est pas toujours évidente malgré les efforts sur la pédagogie du partage qui est conduite depuis quelques années par les responsables des comités régionaux concernés. Je me dois de souligner que grâce à cette démarche, le climat s’est grandement apaisé. L’époque où nous étions face à des comportements humains agressifs et à des panneaux aux informations menaçantes est  depuis à classer au rang de quelques mauvais souvenirs.

 

                                              Rando au départ de Cabrières d'Aigues 017

 

 

          De notre perchoir, près de la bergerie où s’ouvrent les sacs du pique nique, nous apercevons la vallée et ses belles propriétés viticoles dont le feuillage colore la nature de tons allant du vert-jaune au rouge feu.

           Je me plais à penser qu’il s’agit là de la pérennisation du travail de ces valeureux Vaudois dont je suis pris de compassion, sachant ce qu’ils ont subit de l’hypocrisie d’hommes censés devoir prêcher le respect de la vie et du bien d’autrui.(Dixième  commandement de Dieu)

         La randonnée n’est pas difficile, elle est mise au profit de sujets culturels puisque nous sommes, vous l’aurez compris, au centre d’une région dont l’histoire me tient à cœur.  

 

                                Vaugines:Entre les deux platanes de gauche....Le banc

 

Vaugines. Le banc de Jean de Florette

 

        Pour le retour vers chez nous, et pour une évocation cinématographique, il est décidé de s’arrêter à Vaugines pour aller s’asseoir sur le banc où Montand et Auteuil tournèrent en 2007 des scènes de Jean de Florette. Depuis le village a bénéficié de nombreuses restaurations dont celle d’un vieux cimetière protestant qui était jusqu’alors recouvert d’une végétation sauvage. L’ensemble, composé de l’ancienne église et de ses environs méritent le détour.

 

                                                        Vaugines: La vieille église

 

Chapelle-a-Vaugines.JPG

 

 

         Randonnée d’évasion. Randonnée de réflexion pour certains. Randonnée plaisir pour tous.

            Aux Esclots chacun reste libre de donner à sa randonnée le sens qui lui convient.

  

 

                                                        Interrogation?

 

La forme et le volume de cette tombe interroge!!!

 

 

 * L’épopée Vaudoise en 3 volumes de Hubert Leconte aux éditions Millepertuis

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  • : Le blog de Marcel Tauleigne
  • : Il s'agit d'un blog dont l'objectif principal sera de présenter mes occupations de loisir. Mon travail d'écriture, ma peinture, ainsi que ma passion pour le sport,dont je m'apprète à commenter certains souvenirs.
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