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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 17:59

 

À mon vélo.

      

      

Je peux, le concernant, en écrire des pages,

En composer des textes, jusqu’à d’encre n’avoir.

En parler jusqu’au soir, sans pudeur, sans clivage.

Ne pas causer de lui, serait faute au devoir.

   

Du vélo dont je parle et dès qu’il me fut mien

Il ouvrit sur ma vie un espace céleste.

Me dégagea des voies, me délia de liens.

Il fut mon bien précieux, un présent sans conteste.

    

          

Faire valoir, parfois, pour cacher des mensonges,

Pour le désir d’aller où bien mal m’en coûta.

Tu me fis revenir sur des marées plus sages

Car de moi tu voulus, ami, que l’on resta.

 

Vélo, tu fus voyages, évasions, randonnées.

Tu m’as conduit y voir au delà des frontières,

Y rencontrer des gens à l’accent étranger.

Tu m’aidas, moi l’oiseau, à fuir de ma volière.

 

 

 

À nos premiers envols, nous ne partions point loin

De la peur de nous perdre...à  n’en point revenir.

Puis, c’est au fil des jours que le courage vint

En m’ouvrant à des routes allant vers mes désirs.

 

Pour ne pas être ingrat, je vais en quelques mots,

En conter quelques histoires... jusqu’où nous sommes allés.

Mais le premier challenge, celui de mon gros lot,

Fut, à vous mes amis, le Ventoux... à grimper.

 

 

Il est le Roi du monde, en tous les cas pour nous

Cyclistes amateurs  ou pros’ du tour de France.

Pour en voir sommet, il faut être un peu fou.

Que de aïes et ouilles avant la délivrance.

 

Puis, et plus loin encore, sans tambour, sans trompette,

Nous avons vu la Suisse, l’Autriche et l’Italie.

Partis de Thonon pour rallier Trieste,

Où son terme touché fut un  Graal dans ma vie.

 

 

Que dire du vélo, ce Roi de l’escapade

Si ce n’est que pour moi il reste un seigneur.

Un fidèle complice méritant mon aubade

Tellement je lui dois victoires et bonheurs.

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 15:02

    Liberté,

 

 

 

 


 

Comment vous parler d’elle, en définir le mot.

Comment la préciser, sans en perdre le sens.

À t’elle une couleur, un pays, un drapeau?

Peut on se passer d’elle? Vivre en son absence?

 

 

 

 

 

 

 

Pouvoir se définir comme un citoyen libre,

D’opinions, de pensées, d’actes et de professions,

Aller où bon nous semble, et de tout, pouvoir rire,

Telle est la Liberté dans ses définitions.

 

 

Liberté obtenue par des siècles de luttes.

Combien d’hommes sont morts pour sa résolution.

Aussi faut il agir pour point qu’elle ne chute.

Et toujours la défendre contre les redditions.

 

 

Tout au long de ces siècles où se battaient les hommes

Pour vouloir en gagner ce droit fondamental,

D’autres individus, prisonniers de leur dogme

Voudraient nous la détruire au nom de nouveaux graals.

 

 

Liberté est un mot que l’on se doit chérir.

Il est chemin d’amour, de joie, de connaissance.

Il est porteur d’espoir, à qui peut s’en quérir

Alors, à l’infini, louons son importance.

 

 

Amis, expliquons la, à tous et en grand nombre

Que vouloir être libre répond à ce statut.

Et que nul n’a le droit en nom  d’intérêts sombres

D’en abattre le socle pour le mettre au rebut.

 

 

Je parlais Liberté pour que chacun comprenne

Combien elle est précieuse, belle et à protéger.

Pour que chacun, chacune, se l’approprie, la prenne,

En écrive les notes, pour en cœur,  la chanter.

 

 

 


 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 12:34

 

                                             Historique.

             J'ai, dans un temps ancien qui me fut parfois douloureux, gribouillé quelques mots sur ce que m'inspirait la lune. J'étais alors infirmier militaire, basé à Biskra en Algérie, dont la période s'est étalée de 1959 à fin 1960.

          Mes nuits d'insomnie, de languitude, mes moments de tristesse, m'amenaient à sortir de ma chambre pour aller scruter le ciel. Je prenais alors à témoin la lune, l'imaginant pouvant me servir de messagère afin de communiquer avec les personnes qui me manquaient cruellement. J'avais 20 ans ...

                    Dernièrement, une photo de l'Astre en remis en mémoire mon histoire avec la lune . Je vous en livre ces quelques déclinaisons.

 

 

                                                  Lune,

   

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Photo empruntée.

 

                   Qu’il est bon de rêver où la nuit vous emporte,

                   Vous ramenant chez vous, où sont vos souvenirs.

                   À mille lieues de là, je la sais sur la porte,

                   La Lune, ma lumière, me la fait voir sourire.

 

                   Je sais qu’à mille lieues, comme moi, elle veille.

                  C'est d'un acte passé, que les choses se font.

                  Que nos regards se doivent fixer l’astre céleste.

                  Pour, qu'ainsi, nos pensées se joignent à l'unisson.

 

                 Je parle là, d’un temps où bien loin de chez moi.

                 Envoyé en mission pour rétablir de l’ordre.

                Je fus, encore enfant, transformé en soldat,

                Pour servir ma Patrie, sans en comprendre l’ordre.

 

               C’est ainsi que le soir, quand se taisaient les armes,

              Qu'assis, je regardais, dehors briller la lune.

              Et sachant que ma Mère, elle, aussi, la regarde,

        Mon coeur alors moins gros venait sécher mes larmes

 

               Ne riez pas de moi, vous qui n’étiez point né.

               La Lune, pensez vous, mais c’est fou, quelle idée

               De croire que par Elle, l’on peut, jusqu’à penser,

               Que j'ai pu y voir, loin, de ce dont je rêvais.

 

               Oui, ne vous en déplaise, quand les soirs de noirceur,

               De ceux où rien ne va, à ceux que l’on enterre,  

               Mon salut fut la Lune, qui grâce à sa candeur,

               Me conduisait la nuit, y rencontrer ma Mère.

                                   Marcel Tauleigne

 

 

 

 

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 21:47

               Ma vision:  Au regard de nos villes française, Dublin ne présente pas de grandes animations de plein air. Pour avoir traversé ses quartiers à plusieurs reprises en bus, il ne s'y voit relativement que peu de piétons dans les rues, peu de jeunesse, peu d'enfants. Je ne sais pas à quoi cela est du, mais le constat est frappant. La ville est propre et, fait marquant; fumer dans la rue reste un comportement marginal, au même titre que l'utilisation du téléphone portable n'est pas une pratique courante en public.

          Au fil de notre balade, nous découvrons de grands immeubles montés en petites briques rouges rappelant un peu Toulouse.

 

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__________________________________ 

 

                        Nous quittons le centre ville de Dublin pour nous rendre dans un grand parc où se dresse une imposante Croix. Elle a été implantée sur l'emplacement où le Pape Jean-Paul II fit une allocution lors de sa visite en République d'Irlande en 1980. Aucun Pape, avant Jean-Paul II, ne s'était rendu en Irlande, alors qu'il s'agit là d'un pays dont la population est à plus de 80% catholique.

 

Irlande 

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   Notes sur la place sociétale que joue l'église en République d'Irlande : Malgré les nombreux scandales révélés entre 1962 et 2002, et bien qu'ils aient ternis son image, l'église catholique d'Irlande est, à ce jour, restée toute puissante. En effet, elle joue un rôle primordial dans la vie de la République. Elle a cependant été contrainte d'accepter, en 1979, une loi votée par le parlement, ouvrant le droit à la contraception aux couples mariés. Cependant, ce n'est qu'en 1993 qu'elle devint libre pour toutes et tous et hors de toute contrainte.

*Le divorce voté en 1995, reçu une vive désapprobation de la part de l'église. Depuis 1989, les couples pouvaient se séparer, mais se remarier, leur restait interdit.

*En Irlande, l'avortement n'est autorisé que sous des conditions draconiennes qui, de fait, le rend pratiquement impossible. C'est seulement en 2013 qu'a pu être autorisé un avortement légal.

*L'église de la République d'Irlande tient en main toute l'éducation primaire et secondaire. Bien que la pratique religieuse tend à perdre de l'intéret auprès des jeunes, devenus parents, ils font baptiser leurs enfants afin de leur garantir une place de choix et de proximité dans les écoles...de la République.  

 

 

Irlande Juin 2017 018

 

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           Après en avoir longé les quais du port, nous quittons Dublin pour y rejoindre, 45 kilomètres plus loin, notre premier hôtel; Le Moyvalley. Un superbe établissement sis au milieu du Resort golf, non moins resplendissant par son immense  étendue.

 

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Une partie de la façade du Moyvalley. 

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Dans le hall. 

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L'un des couloirs conduisant aux chambres !

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Partie de l'établissement attachée au Resort Golf .

 

                L'établissement peut mettre à la disposition de sa clientèle plusieurs centaines de chambres, de nombreuses salles à manger, des boudoirs. Son luxueux bar propose toute une gamme de bières et des whiskies de provenance diverse. Dans un coin du hall, un accueil est aménagé à l'attention des réceptions de mariage.

 

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Mon commentaire: Ce premier jour sur le sol irlandais m'a enrichi au-delà de son intérêt pour ses monuments. En effet, Anne et Brandon n'ont pas été avares d'anecdotes qui ne figurent pas forcément sur les guides touristiques, ce qui donne à espérer dans ce domaine pour les lendemains à venir.

*J'ai relevé et j'apprécie l'organisation qui consiste à avoir, dans le bus, sa place désignée pour la durée du séjour. Sachant son fauteuil réservé à sa seule occupation, ce point évite les désagréments causés par l'empressement et les ''bousculades'' qui parfois s'en suivent pour s'octroyer une place de choix.  

                                 La suite ....prochainement.

  Notes: les photos dont les auteurs ne sont pas mentionnés, appartiennent à divers membres du groupe.

                     _______________________________________

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 21:42

     La République d'Irlande... aujourd'hui.

 

                Sa population est de 4.700 000 habitants pour 70283 kilomètres carrés. Population essentiellement concentrée dans, et autour de ses 3 principales villes qui sont:

*   Dublin, sa capitale avec 1.800 000 habitants.

**Cork, et sa grande agglomération avec 500 000 habitants.

***Galway 72.000 habitants.

                                            __________________________________________

                            Pour mémoire:

                      l'Irlande du Nord (  l'Ulster ), capitale Belfast. Sa population est de 1.8000 000 habitants pour une superficie de 14130 km2

                 Remarque: Suite aux migrations massives et successives, il y a aujourd'hui, plus d'Irlandais vivant à l'étranger que sur leur île.

                                  _____________________________________________

 

                                Notre séjour en République d'Irlande.

 

                         Mon propos, à présent, sera consacré  à relater ce que j'en ai vu et retenu, selon ma sélection. Je vais également m'appliquer à restituer ce que j'ai appris de notre guide durant cette semaine de juin, où Josyane et moi étions en compagnie des membres de l'Amicale des retraités des autoroutes du sud.              

                           __________________________

 

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Photo-montage de Gérard Hugon.

 

                                       À peine déposés sur le parking de l'aéroport Marseille-Marignane, les membres du groupe étirent une longue file en direction de la salle de contrôle, puis d'embarquement. Les signes d'une discipline bien organisée, montrent aux yeux de Gérard et de Michel, organisateurs et coordinateurs du groupe, une attitude volontaire. À l'invitation d'une hôtesse, à présent, hommes et femmes avancent en direction d'un gros oiseau vert et blanc dont les réacteurs, en route, nous indiquent que l'envol de notre Airbus 320 est imminent. 

      Deux heures où le temps restera suspendu, jusqu'au moment où notre oiseau migrateur décida de se poser. À peine les pieds posés à l'extérieur, un choc thermique nous rappelle alors à l'évidence: Le climat irlandais n'est pas celui que nous venons de quitter. En effet, en cette fin de matinée, Dublin affiche 14 degrés et il pleuvote. Le contraste avec l'atmosphère qui régnait sur le Tarmac de Marignane est frappant, la température y atteignant un niveau caniculaire.

 

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Photos empruntées à l'album du Net.  

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                                     Dans la salle d'accueil de l'aéroport de Dublin, Anne affiche une discrète pancarte de la société Transgallia la  présentant comme notre guide désignée pour ce séjour. Aux premiers regards échangés, à la vue de son sourire, nous sommes conquis. À la fois par son charme et rapidement convaincus de son professionnalisme. Professionnalisme dont elle sera félicitée pour toutes ses interventions.           

       Un couloir, couvert sur plusieurs centaines de mètres, dont nous en comprenons rapidement la raison, nous conduit au parking des bus où se trouve Brandon, notre chauffeur pour la semaine. Un grand gaillard à l'allure joviale et sans doute pétri d'humour que mon anglais, inexistant, me privera de ses finesses.

         Confortablement installés, où chacun des passagers de Brando connaît, pour la semaine, où sera sa place, Anne commente Dublin et les divers monuments aperçus alors que nous longeons les berges de Liffrey, le fleuve côtier qui baigne la ville. Sweedex, le Silicon Valley de l'Europe, bénéficie d'une attention particulière.

 

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  Le monument de la Lumière, hauteur: 120 mètres. Sculpture qui est donnée comme étant la plus haute du monde.

                                                        Photo empruntée à l'album du Net.

 

        À présent, l'heure est à notre premier repas irlandais. Il sera pris dans le plus ancien Pub de Dublin, Le Brazen Head, fondé en 1198. Comme pour tous les restaurants que nous fréquenterons, les mets, ici comme ailleurs, seront composés majoritairement de pomme de terre, dont personnellement, je me suis régalé. 

 

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Une vue du bar!

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        Après que fut pris ce déjeuner réparateur, un arrêt à la cathédrale Saint Patrick sera là pour nous rappeler qu'il est le patron de la république d'Irlande, Sainte Brigitte en étant la patronne.

 

Irlande

Irlande

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                                                               Sainte Brigitte.

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Photos empruntées à l'album du net.

 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 21:36

Histoire sommaire de l'Irlande. Elle commence avec les premières traces d’habitations humaines, il y a plus de 10 000 Av-JC, quand des chasseurs-cueilleurs venant de la Britannia, Grande Bretagne actuelle et d’Europe continentale, s’installent sur l’île. Quelques traces archéologiques de cette période sont encore visibles.

       *Les Celtes arrivent au début du IIe millénaire avant notre ère et celtisent les autochtones. 

    *À la même époque, les Romains qui occupent pourtant la majeure partie de la Britannia, ne mettront jamais les pieds sur cette île qu'ils nomment Hibernia. Pour eux, sa population est trop difficilement assimilable et trop loin du cœur de l'Empire ! 

     *Suite à l’arrivée de Saint Patrick en 432, puis à celle d'autres missionnaires, le christianisme supplanta les pratiques celtiques. La christianisation de l'Irlande marque ainsi la fin de la civilisation celtique, du moins en ce qui concerne sa mythologie. En effet, la structure de la société, quant à elle, sera maintenue, avec, pour particularité, une classe sacerdotale prédominante.

 

 

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Saint Patrick, patron de La République d'Irlande. Photo empruntée à l'album du Net.

 

     L'histoire raconte que la conversion du pays s'est faite sans violence. Phénomène particulièrement rare pour qu'il soit souligné.

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Dolmen de Poulnabrone

 

          *À partir de l'an 800, après une succession d’invasions Vikings, la culture monastique et les différentes dynasties régionales de l’île s'en trouveront profondément modifiées. Cependant, ses institutions antérieures se révèlent assez fortes pour survivre et assimiler les envahisseurs.

           *L’arrivée de mercenaires normands en 1169, marque le début de plus de 700 ans d’implication directe de ces envahisseurs. Par la suite, les Anglais occuperont partiellement l'île. Le royaume d'Angleterre ne cherche pas, alors, à  en obtenir le contrôle complet. Il ne mettra en oeuvre son projet qu'à partir de la Réformation Anglaise et suite à des campagnes militaires datées de 1534 à 1691. Cette période sera marquée par une politique de colonisation de l'Irlande par l’Angleterre qui conduisit à l’arrivée de milliers d’Anglais et d'Écossais protestants sur le sol de l'île. Alors que la défaite militaire et politique de l’Irlande gaélique devenait plus claire au début du XVIIe siècle, l’appartenance religieuse devient progressivement un facteur identitaire qui divise la population, tandis que le facteur linguistique s’estompe à mesure que le gaélique est dominé par l'anglais. À partir de cette période, les conflits liés à la religion, devinrent un thème majeur de l’histoire de l’Irlande.

        *En 1613, le renversement de la majorité catholique dans le Parlement d'Irlande se réalisa principalement à travers la modification du territoire. Par calcul électoraliste, de nouvelles municipalités à celles existantes furent ajoutées. L' objectif d'alors visait à en élargir le nombre à partir de régions à population majoritairement protestante !

       *À partir de la fin du XVIe siècle, les catholiques, qui représentaient pourtant 85 % des habitants d'Irlande, furent bannis du Parlement. Le pouvoir politique est alors monopolisé par les protestants, tandis que la population catholique souffre de privations économiques et politiques.

           * En 1801, le Parlement irlandais est supprimé, l’Irlande est intégrée dans le Royaume-Uni de Grande-Bretagne par l’acte d'Union. Les catholiques sont encore interdits de siéger au nouveau Parlement, jusque à l’émancipation atteinte en 1829, sous condition que les plus pauvres, les plus radicaux et les indépendantistes soient interdits de vote !

          *Le XIXe siècle est marqué par une émigration massive des Irlandais. Plusieurs millions partent en direction de l'Amérique. Émigration accrue par les conséquences de la terrible famine qui sévit en Irlande entre 1845 et 1852. Cette famine fait d'ailleurs l'objet de controverses. Les nationalistes irlandais considérant que c'est, délibérément, que la couronne britannique a laissé les Irlandais mourir de faim. Une nouvelle famine sévit en 1879

 

           Contexte historique de la Grande Famine.

 

                                       Tout d’abord, il faut savoir que le manque de nourriture était récurrent en Irlande. Cependant la Grande Famine a marqué un tournant très important, car la pomme de terre était, et reste l’aliment le plus consommé dans ce pays. Pour comprendre les éléments qui ont déclenché cette grande crise, il nous faut remonter en 1649, lorsque Oliver Cromwell a institué son Property Act. Pour faire simple, au lieu de transmettre les terres d’un propriétaire irlandais au fils aîné de la famille, elles devaient être partagées entre les différents héritiers. La multiplication des exploitations agricoles, leurs morcellements ont abouti, de fait, à une perte considérable de sa surface originaire. Les haies, les murs de séparation multipliés par milliers, ont amputé des centaines d'hectares du territoire agraire.

         *1845. La population de l'Irlande est de 8.000 000 d'habitants. Le Mildiou commence à infester l'île causant une forte diminution de la production de la pomme de terre. De plus, l'Irlande est, à l'époque, oppressée par le Royaume-Uni qui l'oblige à maintenir ses exportations vers l'Angleterre alors que les familles sur place meurent de faim.

       Des aides financières extérieures furent bien apportées, notamment par le sultan Ottoman Abdümecit et par Sir Robert Peel, qui fit importer du maïs en grande quantité dans le but de le remplacer comme aliment au service des hommes. L'Irlande ne possédant pas de moulin adapté à sa mouture, la population tomba malade en le consommant cru ! 

     De ses famines successives, l'Irlande perdit plus de 4.000 000 d'habitants. Dont 2.000 000 suite aux décès. Une forte migration vers les États Unis complétera l'érosion de sa population. 

 

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Monuments rappelant la Grande famine. Photos  empruntées à l'album du Net.

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       *En 1922, après la guerre d’indépendance irlandaise, les 26 comtés du sud de l’Irlande se détachent du Royaume-Uni suite au Traité de Londres, pour devenir l’État Libre d’Irlande sous la forme d'un Dominion. Libre, mais restant au sein de l'Empire Britannique !

        Le traité fut contesté par les Unionistes, majoritairement protestants, ce qui entraîna une guerre civile sanglante contre les Nationalistes, catholiques de religion, qui se terminera en 1925.

          Durant ces premières années, le nouvel État est gouverné par les vainqueurs de la guerre civile. En 1932, Fianna Fail, le parti des opposants au traité, dirigé par Eamon de Valéra, remporte les élections. Il restera au pouvoir jusqu'en 1948. En 1933, fait important, De Valera, devenu président du conseil, fait abolir le serment au souverain du Royaume-Uni.

     En 1937, il fait adopter une nouvelle constitution qui renomme l'État en Éire ou en anglais Ireland... et en français Irlande. Un traité conclu en 1938 avec le Royaume-Uni, lui laisse ses bases navales en Irlande. Ce traité entérine l'indépendance de l'Irlande du Sud. 

         Durant la seconde guerre, l'Irlande, libre de toute souveraineté étrangère, restera neutre. Interdisant même officiellement au Royaume-Uni, l'usage militaire de ses ports et aéroports.

       *Dernier fait en date, en février 1948, le parti Fine Gael remporte les élections. Le gouvernement de coalition qu'il constitue avec le parti travailliste proclame officiellement l'Irlande du sud; République d'Irlande. Le 18 avril 1949, le pays quitte le Commonwealth.

        ***Les six comtés restants au nord-est, connus sous le nom d'Irlande du Nord, restent rattachés au Royaume Uni. Touchée par des conflits sporadiques entre nationalistes (catholiques) et unionistes (protestants), des attentats et des scènes de guérillas vont faire de nombreuses victimes dans les deux camps. Ce conflit éclata au cours de troubles à la fin des années 1960, pour aboutir sur une paix difficile en 1990, soit trente ans plus tard. Des traces restent en place à Belfast en particulier, où un mur sépare encore les deux communautés!

Récit du voyage....prochainement.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 09:43

..

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:01

Bonjour à mes lectrices et lecteurs,

Ne réussissant pas à comprendre le nouveau fonctionnement de Overblog mis en place pour écrire, insérer des photos, mettre en page mes articles, je me vois dans l'obligation de changer de serveur. Pour celles et ceux qui veulent continuer à me suivre:

marceltauleigne.canalblog.com

Merci à Overblog pour tout ce temps où j'ai pu présenter mes textes grâce à la compréhension de son fonctionnement ...avant que...

Marcel Tauleigne

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 14:14

Bonjour,

Je viens vous adresser une bonne et heureuse année.

J'espère, de vous qui écrivez, de nouveaux et beaux textes à lire sur vos blogs.

J'attends de vous, pouvoir continuer à voyager à travers vos récits de randonnées. Pouvoir imaginer vos balades sur les sentiers de montagne, raquettes aux pieds. Pouvoir visionner les photos qui en illustrent le propos.

Pour ma part, et quand j'aurai maîtrisé le fonctionnement de ce nouveau support d'expression, dont l'interface me pose, je promets de vous faire partager ce que je veux encore découvrir de la Provence, de l'Ardèche et de la Vanoise, entre autres régions de France . Découvrir, à la fois pour mon plaisir...et pour celui qui je l'espère, sera également le votre.

Marcel

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:22
Ecrire
Ecrire
Ecrire

Écrire

Encore dernièrement, à l’occasion d’une séance à l’atelier d’écriture ‘’Au fil des mots’’ que je fréquente, il nous fut posé par notre guide, la question de savoir ce qui avait amené chacun d’entre nous à écrire.

Quinze personnes assistaient à ce tour de table et plus ou moins, quinze raisons ou occasions différentes ont été entendues sur le sujet. Il semblerait que chacun d'entre nous ait une idée sur la sienne, liée, le plus souvent à des événements particuliers. À ce fameux déclic qui reste mystérieux et dont le contour peut rester flou à jamais. C’est-à-dire sans mot précis pour le définir. Pour d'autres, il s'agit du moment opportun, enfin trouvé, pour finaliser un travail personnel resté jusque alors en l'état de brouillon.

Ceci dit, chacun, je crois, à ses propres raisons que parfois même, la raison ignore. La seule qui nous reste commune, semble être le désir de le vouloir. De vouloir coucher sur le papier, mot après mot, ce qui fera une première phrase, un premier paragraphe, un premier texte et pourquoi pas, un premier livre.

Qui pour le plaisir égoïste de se retrouver en tête à tête dans une histoire. Dans son histoire, et dont la satisfaction réside à seulement vouloir en accomplir l’exercice.

À l’exception de l’écrivain dont c’est le métier, écrire reste un acte confidentiel dont le but, le plus souvent, est de vouloir transmettre un passé, transcrire des sentiments se rapportant à une page de sa vie. À un événement et dont le contenu s’arrêtera à une distribution familiale ou, plus largement, à l’ouverture vers une vente locale.

Écrire pour prolonger les souvenirs avant que le temps en érode les détails, ou en écrase la profondeur qui en font leur particularité.

Écrire pour ne pas laisser en abandon le travail de mémoire que nos anciens, depuis des générations, transmettent par voie orale à leurs descendances comme outil à leur construction. Comme héritage d’un savoir ancestral, dont eux même, ont hérité des Leurs.

Écrire les mots à jamais. Pour qu'ils soient retranscrits dans l'esprit et les émotions du moment afin qu'ils ne perdent rien de leur contenu, de leur saveur. Pour qu'ils restent figés au cœur de leur époque. Les mots sont des révélateurs d'images et de senteurs capables de faire remonter le temps.

Écrire avec pour mission d'amener les mots et leur histoire à autant de vie qu'ils auront de lecteurs. Une vie sans cesse ramenée au jour et dont, à partir de leurs mots, certains des textes ainsi écrits semblent partis pour une vie éternelle.

L'écriture sauve la vie des mots, alors qu'ils se perdent dans le discours. Noyés par l'effet de rebond dans la joute oratoire, les mots, lancés tels des projectiles, éclatent, s'éparpillent au point de ne pouvoir, dans le temps, s'en remémorer la teneur.

_Les paroles s'envolent, les écrits restent.

Mes démarches concernant l'écriture.

Elles remontent à ce temps où les enfants de ma génération n’avaient pas droit à la parole. Enfant rebelle, j’avais du mal à obtempérer aux recommandations et aux ordres que me donnaient les adultes sans qu’ils m’en soient donnés le motif ou la raison. J’avais, en particulier avec mon Père, pris l’habitude, face à l’incompréhension d’un ordre ou d’une réprimande que je trouvais immérité, de lui écrire des mots. Je n’en étais pas encore à la rédaction d’une lettre structurée, mais ces mots avaient pour effet d’amorcer un début de dialogue entre nous, des échanges sur le pourquoi des choses.

Un jour ma Mère, suite à l’un de ces mots, me fit le reproche amer d’avoir fait larmoyer mon Père à la lecture de l’un d’entre eux. Malicieusement, il ne me vint pas à l’idée d’avoir pensé avoir été injuste envers lui, mais de croire avoir bien écrit !

Tout jeune, déjà, je prenais des notes sur des fiches en carton que je récupérais. J’y inscrivais des mots à forte consonance, autour desquels je construisais des poèmes. Plus tard, mes notes portaient sur des faits divers, des émotions, des ressentiments. Ma première estive a fait l’objet de ce qui fut mon premier récit. Le souvenir de ce qu’il contenait m’a servi à écrire certains passages de : J'ai rêvé mon Père.

Ce premier livre a trouvé sa raison dans le besoin que j'éprouvais à vouloir cheminer à nouveau sur les traces d'un passé que ma mémoire rappelait. Témoigner de l'histoire de ma jeunesse dont des pages, mal refermées, m'ont conduit à vouloir en revisiter le parcours, avec la volonté d'y trouver des explications objectives, rassurantes.

Écrire, est venu conclure, est venu me délester des mots qui n’ont pu, ou pas voulu lui être dits en temps et en lieux.

Écrire au-delà de la séparation, entretenir une relation sous la forme du dialogue virtuel, imaginaire, afin d’y trouver, enfin, la conclusion venant me satisfaire.

Écrire à propos de mots, de décisions me concernant dont je ne comprenais pas le fondement, et pour lesquels les explications manquaient de sens et de précision.

Écrire pour parler de l'Ardèche. De l'amour que j'ai pour elle. De l’Ardèche des Pagels dans laquelle je vécus pour partie mes histoires d'enfant. Mes rencontres aux souvenirs doux_amers. De ceux qui m'ont fait grandir malgré moi, me poussant plus rapidement que je l'aurais souhaité dans ce qu'il est convenu d'appeler le monde des grands.

Écrire m’a donné l’occasion de pousser mes coups de gueule contre un système qui trop longtemps a voulu laisser croire que la vie ‘’c’est fastoche’’. Sans user de morale : LETTRE À JULES, m'a donné l'occasion de certaines mise en garde, des chemins de traverse dont certains peuvent conduire à la déraison.

Écrire pour vouloir révéler. Pour mettre de l’encre sur des mots. Pour planter sur le terrain papier, les graines des histoires qui se racontent les soirs de veillées dans les refuges de montagne. Écrire pour que la lecture du texte donne l'envie d'en découvrir son environnement, les acteurs qui en font la narration passionnante.

Écrire simplement pour transmettre un message.

Écrire au sens du mot recherche. De celle vers laquelle chacun court. De celle qui vous révèle, parfois, au-delà de ce que vous pensiez pouvoir être.

Écrire pousse à une certaine quête du savoir afin de trouver la matière qui enrichira nos textes et plus largement notre culture.

Écrire permet selon l’état d’esprit dans lequel se trouve le narrateur, à une période donnée, d’aller flâner sur les différents sentiers qui jalonnent le jardin de ses souvenirs. De partir sur le terrain de ses questionnements afin d’y trouver, d’y entendre de cette voie dont parle les Anges, d’autres réponses que celles qui lui ont été données et comme étant les seules valables.

Enfin, il peut se trouver mille raisons à vouloir écrire. Les miennes restent diffuses, avec cependant un besoin récurrents à vouloir repenser mon passé, pour m’assurer, peut-être, des raisons qui m’ont conduit à savoir qui je suis.

__________________________________________

VOYAGE-VOYAGE : En effet, et s'il y a une prochaine fois, écrire se fera sur un sujet d’ores et déjà choisi. Certains des textes sont dans la boite. Il me reste à les peaufiner. Il s’agira de vélo. De ma passion pour le Mont-Ventoux. Plus généralement de celle en direction des grands cols et des raids en cyclo-camping que j'ai réalisé, et dont je voudrais vous en faire part.

1985: Dans Thonon-Trieste

Écrire

Encore dernièrement, à l’occasion d’une séance à l’atelier d’écriture ‘’Au fil des mots’’ que je fréquente, il nous fut posé par notre guide, la question de savoir ce qui avait amené chacun d’entre nous à écrire.

Quinze personnes assistaient à ce tour de table et plus ou moins, quinze raisons ou occasions différentes ont été entendues sur le sujet. Il semblerait que chacun d'entre nous ait une idée sur la sienne, liée, le plus souvent à des événements particuliers. À ce fameux déclic qui reste mystérieux et dont le contour peut rester flou à jamais. C’est-à-dire sans mot précis pour le définir. Pour d'autres, il s'agit du moment opportun, enfin trouvé, pour finaliser un travail personnel resté jusque alors en l'état de brouillon.

Ceci dit, chacun, je crois, à ses propres raisons que parfois même, la raison ignore. La seule qui nous reste commune, semble être le désir de le vouloir. De vouloir coucher sur le papier, mot après mot, ce qui fera une première phrase, un premier paragraphe, un premier texte et pourquoi pas, un premier livre.

Qui pour le plaisir égoïste de se retrouver en tête à tête dans une histoire. Dans son histoire, et dont la satisfaction réside à seulement vouloir en accomplir l’exercice.

À l’exception de l’écrivain dont c’est le métier, écrire reste un acte confidentiel dont le but, le plus souvent, est de vouloir transmettre un passé, transcrire des sentiments se rapportant à une page de sa vie. À un événement et dont le contenu s’arrêtera à une distribution familiale ou, plus largement, à l’ouverture vers une vente locale.

Écrire pour prolonger les souvenirs avant que le temps en érode les détails, ou en écrase la profondeur qui en font leur particularité.

Écrire pour ne pas laisser en abandon le travail de mémoire que nos anciens, depuis des générations, transmettent par voie orale à leurs descendances comme outil à leur construction. Comme héritage d’un savoir ancestral, dont eux même, ont hérité des Leurs.

Écrire les mots à jamais. Pour qu'ils soient retranscits dans l'esprit et les émotions du moment afin qu'ils ne perdent rien de leur contenu, de leur saveur. Pour qu'ils restent figés au cœur de leur époque. Les mots sont des révélateurs d'images et de senteurs capables de faire remonter le temps.

Écrire avec pour mission d'amener les mots et leur histoire à autant de vie qu'ils auront de lecteurs. Une vie sans cesse ramenée au jour et dont, à partir de leurs mots, certains des textes ainsi écrits semblent partis pour une vie éternelle.

L'écriture sauve la vie des mots, alors qu'ils se perdent dans le discours. Noyés par l'effet de rebond dans la joute oratoire, les mots, lancés tels des projectiles, éclatent, s'éparpillent au point de ne pouvoir, dans le temps, s'en remémorer la teneur.

_Les paroles s'envolent, les écrits restent.

Mes démarches concernant l'écriture.

Elles remontent à ce temps où les enfants de ma génération n’avaient pas droit à la parole. Enfant rebelle, j’avais du mal à obtempérer aux recommandations et aux ordres que me donnaient les adultes sans qu’ils m’en soient donnés le motif ou la raison. J’avais, en particulier avec mon Père, pris l’habitude, face à l’incompréhension d’un ordre ou d’une réprimande que je trouvais immérité, de lui écrire des mots. Je n’en étais pas encore à la rédaction d’une lettre structurée, mais ces mots avaient pour effet d’amorcer un début de dialogue entre nous, des échanges sur le pourquoi des choses.

Un jour ma Mère, suite à l’un de ces mots, me fit le reproche amer d’avoir fait larmoyer mon Père à la lecture de l’un d’entre eux. Malicieusement, il ne me vint pas à l’idée d’avoir pensé avoir été injuste envers lui, mais de croire avoir bien écrit !

Tout jeune, déjà, je prenais des notes sur des fiches en carton que je récupérais. J’y inscrivais des mots à forte consonance, autour desquels je construisais des poèmes. Plus tard, mes notes portaient sur des faits divers, des émotions, des ressentiments. Ma première estive a fait l’objet de ce qui fut mon premier récit. Le souvenir de ce qu’il contenait m’a servi à écrire certains passages de : J'ai rêvé mon Père.

Ce premier livre a trouvé sa raison dans le besoin que j'éprouvais à vouloir cheminer à nouveau sur les traces d'un passé que ma mémoire rappelait. Témoigner de l'histoire de ma jeunesse dont des pages, mal refermées, m'ont conduit à vouloir en revisiter le parcours, avec la volonté d'y trouver des explications objectives, rassurantes.

Écrire, est venu conclure, est venu me délester des mots qui n’ont pu, ou pas voulu lui être dits en temps et en lieux.

Écrire au-delà de la séparation, entretenir une relation sous la forme du dialogue virtuel, imaginaire, afin d’y trouver, enfin, la conclusion venant me satisfaire.

Écrire à propos de mots, de décisions me concernant dont je ne comprenais pas le fondement, et pour lesquels les explications manquaient de sens et de précision.

Écrire pour parler de l'Ardèche. De l'amour que j'ai pour elle. De l’Ardèche des Pagels dans laquelle je vécus pour partie mes histoires d'enfant. Mes rencontres aux souvenirs doux_amers. De ceux qui m'ont fait grandir malgré moi, me poussant plus rapidement que je l'aurais souhaité dans ce qu'il est convenu d'appeler le monde des grands.

Écrire m’a donné l’occasion de pousser mes coups de gueule contre un système qui trop longtemps a voulu laisser croire que la vie ‘’c’est fastoche’’. Sans user de morale : LETTRE À JULES, m'a donné l'occasion de certaines mise en garde, des chemins de traverse dont certains peuvent conduire à la déraison.

Écrire pour vouloir révéler. Pour mettre de l’encre sur des mots. Pour planter sur le terrain papier, les graines des histoires qui se racontent les soirs de veillées dans les refuges de montagne. Ecrire pour que la lecture du texte donne l'envie d'en découvrir son environnement, les acteurs qui en font la narration passionnante.

Écrire simplement pour transmettre un message.

Écrire au sens du mot recherche. De celle vers laquelle chacun court. De celle qui vous révèle, parfois, au-delà de ce que vous pensiez pouvoir être.

Écrire pousse à une certaine quête du savoir afin de trouver la matière qui enrichira nos textes et plus largement notre culture.

Écrire permet selon l’état d’esprit dans lequel se trouve le narrateur, à une période donnée, d’aller flâner sur les différents sentiers qui jalonnent le jardin de ses souvenirs. De partir sur le terrain de ses questionnements afin d’y trouver, d’y entendre de cette voie dont parle les Anges, d’autres réponses que celles qui lui ont été données et comme étant les seules valables.

Enfin, il peut se trouver mille raisons à vouloir écrire. Les miennes restent diffuses, avec cependant un besoin récurrents à vouloir repenser mon passé, pour m’assurer, peut-être, des raisons qui m’ont conduit à savoir qui je suis.

__________________________________________

VOYAGE-VOYAGE : En effet, et s'il y a une prochaine fois, écrire se fera sur un sujet d’ores et déjà choisi. Certains des textes sont dans la boite. Il me reste à les peaufiner. Il s’agira de vélo. De ma passion pour le Mont-Ventoux. Plus généralement de celle en direction des grands cols et des raids en cyclo-camping que j'ai réalisé, et dont je voudrais vous en faire part.

1985: Dans Thonon-Trieste

Encore dernièrement, à l’occasion d’une séance à l’atelier d’écriture ‘’Au fil des mots’’ que je fréquente, il nous fut posé par notre guide, la question de savoir ce qui avait amené chacun d’entre nous à écrire.

Quinze personnes assistaient à ce tour de table et plus ou moins, quinze raisons ou occasions différentes ont été entendues sur le sujet. Il semblerait que chacun d'entre nous ait une idée sur la sienne, liée, le plus souvent à des événements particuliers. À ce fameux déclic qui reste mystérieux et dont le contour peut rester flou à jamais. C’est-à-dire sans mot précis pour le définir. Pour d'autres, il s'agit du moment opportun, enfin trouvé, pour finaliser un travail personnel resté jusque alors en l'état de brouillon.

Ceci dit, chacun, je crois, à ses propres raisons que parfois même, la raison ignore. La seule qui nous reste commune, semble être le désir de le vouloir. De vouloir coucher sur le papier, mot après mot, ce qui fera une première phrase, un premier paragraphe, un premier texte et pourquoi pas, un premier livre.

Qui pour le plaisir égoïste de se retrouver en tête à tête dans une histoire. Dans son histoire, et dont la satisfaction réside à seulement vouloir en accomplir l’exercice.

À l’exception de l’écrivain dont c’est le métier, écrire reste un acte confidentiel dont le but, le plus souvent, est de vouloir transmettre un passé, transcrire des sentiments se rapportant à une page de sa vie. À un événement et dont le contenu s’arrêtera à une distribution familiale ou, plus largement, à l’ouverture vers une vente locale.

Ecrire pour prolonger les souvenirs avant que le temps en érode les détails, ou en écrase la profondeur qui en font leur particularité.

Ecrire pour ne pas laisser en abandon le travail de mémoire que nos anciens, depuis des générations, transmettent par voie orale à leurs descendances comme outil à leur construction. Comme héritage d’un savoir ancestral, dont eux même, ont hérité des Leurs.

Ecrire les mots à jamais. Pour qu'ils soient retranscits dans l'esprit et les émotions du moment afin qu'ils ne perdent rien de leur contenu, de leur saveur. Pour qu'ils restent figés au cœur de leur époque. Les mots sont des révélateurs d'images et de senteurs capables de faire remonter le temps.

Ecrire avec pour mission d'amener les mots et leur histoire à autant de vie qu'ils auront de lecteurs. Une vie sans cesse ramenée au jour et dont, à partir de leurs mots, certains des textes ainsi écrits semblent partis pour une vie éternelle.

L'écriture sauve la vie des mots, alors qu'ils se perdent dans le discours. Noyés par l'effet de rebond dans la joute oratoire, les mots, lancés tels des projectiles, éclatent, s'éparpillent au point de ne pouvoir, dans le temps, s'en remémorer la teneur.

_Les paroles s'envolent, les écrits restent.

Mes démarches concernant l'écriture.

Elles remontent à ce temps où les enfants de ma génération n’avaient pas droit à la parole. Enfant rebelle, j’avais du mal à obtempérer aux recommandations et aux ordres que me donnaient les adultes sans qu’ils m’en soient donnés le motif ou la raison. J’avais, en particulier avec mon Père, pris l’habitude, face à l’incompréhension d’un ordre ou d’une réprimande que je trouvais immérité, de lui écrire des mots. Je n’en étais pas encore à la rédaction d’une lettre structurée, mais ces mots avaient pour effet d’amorcer un début de dialogue entre nous, des échanges sur le pourquoi des choses.

Un jour ma Mère, suite à l’un de ces mots, me fit le reproche amer d’avoir fait larmoyer mon Père à la lecture de l’un d’entre eux. Malicieusement, il ne me vint pas à l’idée d’avoir pensé avoir été injuste envers lui, mais de croire avoir bien écrit !

Tout jeune, déjà, je prenais des notes sur des fiches en carton que je récupérais. J’y inscrivais des mots à forte consonance, autour desquels je construisais des poèmes. Plus tard, mes notes portaient sur des faits divers, des émotions, des ressentiments. Ma première estive a fait l’objet de ce qui fut mon premier récit. Le souvenir de ce qu’il contenait m’a servi à écrire certains passages de: J'AI RÊVÉ MON PÈRE.

Ce premier livre a trouvé sa raison dans le besoin que j'éprouvais à vouloir cheminer à nouveau sur les traces d'un passé que ma mémoire rappelait. Témoigner de l'histoire de ma jeunesse dont des pages, mal refermées, m'ont conduit à vouloir en revisiter le parcours, avec la volonté d'y trouver des explications objectives, rassurantes.

Ecrire, est venu conclure, est venu me délester des mots qui n’ont pu, ou pas voulu lui être dits en temps et en lieux.

Ecrire au-delà de la séparation, entretenir une relation sous la forme du dialogue virtuel, imaginaire, afin d’y trouver, enfin, la conclusion venant me satisfaire.

Ecrire à propos de mots, de décisions me concernant dont je ne comprenais pas le fondement, et pour lesquels les explications manquaient de sens et de précision.

Ecrire pour parler de l'Ardèche. De l'amour que j'ai pour elle. De l’Ardèche des Pagels dans laquelle je vécus pour partie mes histoires d'enfant. Mes rencontres aux souvenirs doux_amers. De ceux qui m'ont fait grandir malgré moi, me poussant plus rapidement que je l'aurais souhaité dans ce qu'il est convenu d'appeler le monde des grands.

Ecrire m’a donné l’occasion de pousser mes coups de gueule contre un système qui trop longtemps a voulu laisser croire que la vie ‘’c’est fastoche’’. Sans user de morale : LETTRE À JULES, m'a donné l'occasion de certaines mise en garde, des chemins de traverse dont certains peuvent conduire à la déraison.

Ecrire pour vouloir révéler. Pour mettre de l’encre sur des mots. Pour planter sur le terrain papier, les graines des histoires qui se racontent les soirs de veillées dans les refuges de montagne. Ecrire pour que la lecture du texte donne l'envie d'en découvrir son environnement, les acteurs qui en font la narration passionnante.

Ecrire simplement pour transmettre un message.

Ecrire au sens du mot recherche. De celle vers laquelle chacun court. De celle qui vous révèle, parfois, au-delà de ce que vous pensiez pouvoir être.

Ecrire pousse à une certaine quête du savoir afin de trouver la matière qui enrichira nos textes et plus largement notre culture

.

Ecrire permet selon l’état d’esprit dans lequel se trouve le narrateur, à une période donnée, d’aller flâner sur les différents sentiers qui jalonnent le jardin de ses souvenirs. De partir sur le terrain de ses questionnements afin d’y trouver, d’y entendre de cette voie dont parle les Anges, d’autres réponses que celles qui lui ont été données et comme étant les seules valables.

Enfin, il peut se trouver mille raisons à vouloir Ecrire. Les miennes restent diffuses, avec cependant un besoin récurrents à vouloir repenser mon passé, pour m’assurer, peut-être, des raisons qui m’ont conduit à savoir qui je suis.

VOYAGE-VOYAGE : En effet, et s'il y a une prochaine fois, écrire se fera sur un sujet d’ores et déjà choisi. Certains des textes sont dans la boite. Il me reste à les peaufiner. Il s’agira de vélo. De ma passion pour le Mont-Ventoux. Plus généralement de celle en direction des grands cols et des raids en cyclo-camping que j'ai réalisé, et dont je voudrais vous en faire part.

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  • : Le blog de Marcel Tauleigne
  • : Il s'agit d'un blog dont l'objectif principal sera de présenter mes occupations de loisir. Mon travail d'écriture, ma peinture, ainsi que ma passion pour le sport,dont je m'apprète à commenter certains souvenirs.
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